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    L’impact notable des aides au logement pour les ménages défavorisés

    Brève publiée le 18 octobre 2019

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://www.lesechos.fr/amp/1141047

    Les 18 milliards d'euros de dépenses annuelles d'aides au logement permettent de réduire de 13 points le taux d'effort des bénéficiaires, à 27 % de leurs ressources, selon une étude du ministère des Solidarités publié ce vendredi.

    Alors que l'administration se prépare à calculer les droits à l'allocation logement en quasi-temps réel (au lieu du décalage actuel de deux ans sur les revenus), ce qui pourrait faire sortir du dispositif un grand nombre d'allocataires, le ministère des Solidarités publie ce vendredi une radiographie des bénéficiaires de ces aides. Elles ont coûté 18 milliards d'euros en 2017, les 6,6 millions de foyers concernés touchant en moyenne 225 euros.

    Une manne bienvenue pour ces ménages, quatre fois sur dix frappés par la pauvreté - soit moins de 1.000 euros de ressources mensuelles pour un célibataire sans enfants. Selon l'étude, les dépenses mensuelles brutes des allocataires pour se loger sont proches de celles que consentent les gens qui ne touchent pas d'aides : 620 euros chaque mois contre 640 euros, en moyenne. Mais le coup de pouce financier de la caisse d'allocations familiales leur permet de ramener la facture à 400 euros.

    Forte contrainte financière

    Cela fait chuter le taux d'effort de ces ménages aidés. Alors qu'ils doivent au départ dépenser 40 % de leurs ressources pour se loger, à l'arrivée, ce n'est plus que 27 %. La baisse est importante, mais pour eux, la contrainte financière reste forte. D'autant que certains sont particulièrement mal lotis, notamment parmi les locataires du parc privé : trois ménages aidés sur dix ont un taux d'effort net supérieur à 41 %. En comparaison, celui de l'ensemble des ménages n'est que de 18 %.

    L'étude met également en avant des conditions de logement nettement moins confortables pour ces ménages allocataires. Plus du quart d'entre eux vivent dans un appartement surpeuplé. Ils sont aussi plus fréquemment victimes de remontées d'odeurs dans leur logement, de problèmes d'évacuation d'eau, d'installations de chauffage insuffisantes, d'infiltrations ou inondations dues à un défaut d'étanchéité ou d'isolation.