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General Electric à Belfort: 2.600 personnes manifestent contre le plan social
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
MOBILISATION - Le défilé a terminé sa marche devant les locaux de General Electric, où étaient également présents quelque 250 « gilets jaunes »

Un homme manifeste contre le plan social de General Electric à Belfort, ce samedi. — SEBASTIEN BOZON / AFP
Environ 2.600 personnes ont défilé ce samedi après-midi en soutien aux employés du site de Belfort de General Electric, visé par un plan social, sur fond de division syndicale, a constaté un correspondant de l’AFP.
Le rassemblement a débuté sur la décision de la CGT de ne pas se joindre au défilé. Le syndicat a préféré retourner, de son côté, jusqu’au piquet de grève devant l’usine et se désolidariser des syndicats Sud et CFE-CGC accusés par certains d’être des « vendus » à cause des discussions menées avec la direction. Ce sont « les salariés et uniquement les salariés qui feront ce choix de rentrer en négociation (…) » portant notamment sur un « rallongement du délai de la négociation du plan social avec 300 emplois sauvés », avait déclaré le délégué CFE-CGC Philippe Petitcolin, avant le départ de la manifestation, mettant en garde contre « les engagements de GE (qui) ne valent rien du tout ».
Jean-Luc Mélenchon parmi les manifestants
Le défilé de 2.600 personnes, selon le décompte de la préfecture, s’est mis en marche aux alentours de 14h30 sous la pluie pour arriver environ 45 minutes plus tard devant l’usine General Electric, où étaient également présents quelque 250 « gilets jaunes ». La manifestation s’est dispersée avant 16 heures tandis qu’une délégation d’élus et de délégués syndicaux était reçue à la préfecture.
Outre la présence d’élus locaux, le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a participé, sans faire de déclaration, à la manifestation. Sur Twitter, il a estimé que General Electric était « un fleuron de notre industrie nécessaire pour réaliser la transition énergétique que #Macron et ses amis ont abandonné ».
« Notre souhait est qu’il n’y ait aucun départ contraint, qu’on arrive avec des mesures d’âges, avec des départs volontaires à faire que personne ne reste sur le bord de la route », a pour sa part déclaré le maire de Belfort, Damien Meslot, évoquant « des avancées notables qui ne sont pas encore suffisantes ».
Vote à main levée lundi matin
Les salariés doivent se prononcer lundi matin, dans un vote à main levée, sur deux nouvelles options de plan social proposées par la direction : l’une réduisant de 111 postes l’objectif initial de 792 suppressions de postes, l’autre le réduisant de 307 postes, mais en contrepartie d’un « plan de réduction de coûts et d’amélioration de la performance du site ».
Si les salariés repoussaient lundi la seconde option, « nous serions amenés à acter le plan a minima qui est moins confortable que celui qui sauve 300 emplois », a prévenu dans une interview à l’Est Républicain, Patrick Mafféïs, vice-président des opérations industrielles de GE Power Europe, qui ne souhaite pas se « projeter dans cette situation-là » et compte parvenir à un accord avec les trois organisations syndicales.
Les ateliers de production des turbines à gaz à Belfort et du site de Bourogne (Territoire de Belfort) sont désormais bloqués depuis une dizaine de jours. Le 22 juin, environ 5.000 personnes avaient déjà manifesté à Belfort contre le « rouleau compresseur » de General Electric, qui emploie quelque 4.300 salariés à Belfort, dont 1.800 dans l’entité des turbines à gaz, visé principalement par le plan social.




