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Argentine. Le libéral Macri sur un siège éjectable
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Alternance annoncée à la présidentielle de dimanche, dans laquelle le chef d’État sortant semble irrémédiablement distancé par Alberto Fernandez, son challenger péroniste.
Il avait promis en 2015 l’avènement d’une période florissante après les multiples déboires subis par son pays depuis la retentissante faillite du début des années 2000. Quatre ans plus tard après des réformes libérales qui l’ont conduit à tailler dans les dépenses publiques et sociales, Mauricio Macri est devenu extrêmement impopulaire au sein d’une population meurtrie. Au point que son opposant péroniste, Alberto Fernandez, semble assuré d’une victoire haut la main, peut-être même dès le premier tour du scrutin présidentiel qui a lieu ce 27 octobre.
Les mesures d’austérité très sévères que le chef d’État sortant a engagées sous pression du Fonds monétaire international (FMI) ont fait revenir le cauchemar du début des années 2000. L’inflation galopante, l’explosion du chômage et l’entrée du pays dans une spirale creusant toujours davantage la récession aggravent les souffrances des milieux populaires et percutent des classes moyennes qui avaient pourtant massivement accordé leur confiance à Macri, il y a quatre ans. Un chauffeur de bus de Buenos Aires, cité par l’AFP, témoigne que sa facture d’électricité à quasiment triplé « en l’espace de quelques années » à cause de la libéralisation voulue par le président, quand son salaire, lui, est resté gelé. Les plus défavorisés n’accèdent plus à certaines marchandises que grâce à un retour du troc. Et la réforme des retraites lancée en 2017 débouche sur une grave extension de la misère des seniors, obligeant la plupart des personnes âgées à continuer de travailler bien au-delà de 65 ans.
La croissance promise n’est jamais advenue
Avec son forcing libéral, Macri prétendait stimuler la croissance en dopant les secteurs les plus rentables financièrement. Résultat : seul l’agrobusiness argentin, tourné vers l’export, peut afficher une arrogante prospérité, profitant des réductions d’impôts et de dérégulations diverses, tout le reste de l’économie argentine tire la langue. La croissance promise n’est jamais advenue. Du coup, les rentrées fiscales se sont effondrées. Et Macri a dû solliciter en 2018 un emprunt de 57 milliards de dollars (50 milliards d’euros) auprès du FMI. Sans surprise l’institution financière internationale emmenée par la future présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a assorti ce prêt à des mesures drastiques de réduction des dépenses de l’État. Un cocktail austéritaire qui a eu pour conséquence d’amplifier la crise. En pesant encore davantage sur le pouvoir d’achat déjà en berne des plus démunis, elle a classiquement étranglé la demande, et donc réduit les débouchés des entreprises.
Dans la continuité des politiques d’austérité
Le refus de cette austérité devrait être le principal moteur du vote sanction annoncé contre Macri. Son challenger péroniste, Alberto Fernandez, a mis l’accent sur la lutte contre la déliquescence sociale dans la dernière ligne droite de la campagne. Il propose de « rallumer l’économie » en passant d’un « schéma spéculatif à un schéma productif ». Cependant il reste très vague sur les moyens qu’il compte se donner pour promouvoir ce changement. Et son profil très recentré ne laisse pas franchement augurer, pour l’heure, une vraie rupture avec les politiques libérales ou (et) péronistes qui ont échoué à sortir l’Argentine de vingt ans de crise.




