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Accord pour une coalition de gauche en Espagne
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://www.lesechos.fr/monde/europe/accord-pour-une-coalition-de-gauche-en-espagne-1147182
Les socialistes et Podemos ont signé un accord pour une coalition de gouvernement, mais reste à trouver les soutiens suffisants pour rassembler une majorité au Parlement. La présidence du gouvernement reviendra au socialiste Pedro Sánchez et le leader de Podemos, Pablo Iglesias, obtiendra une vice-présidence.
Ils ont réussi en moins de 48 heures ce qu'ils ne sont pas parvenus à faire en six mois . Les socialistes et Podemos ont annoncé, mardi, avoir bouclé un accord pour la constitution d'un gouvernement de coalition progressiste.
Le chef de file des socialistes espagnols, Pedro Sánchez et son homologue de Podemos, Pablo Iglesias, ont comparu ensemble devant la presse au Parlement pour signer le document qui scelle un préaccord garantissant la stabilité du pays durant les quatre prochaines années.
Vice-présidence pour Podemos
L'accord devrait donner la présidence du gouvernement à Pedro Sánchez, la première vice-présidence à la ministre de l'Economie sortante, Nadia Calviño, et la deuxième vice-présidence à Pablo Iglesias.
Reste maintenant à trouver l'appui d'autres petits partis pour rassembler une majorité de votes en faveur au parlement. L'accord devrait pouvoir compter a priori sur le soutien des nationalistes basques du PNV et des petits partis régionalistes. Mais même ainsi, il manquera encore des alliés à la coalition pour rassembler plus de voir en faveur que contre. Pour y arriver, le PSOE et Podemos devraient encore convaincre d'autres groupes parlementaires de s'abstenir au moment du vote décisif. On ignore encore si cette abstention viendra des indépendantistes de gauche catalans de ERC, ou bien des libéraux de Ciudadanos, en pleine déconfiture.
Coalition progressiste
Souriants devant les caméras comme si les désaccords et la méfiance mutuelle de ces derniers avaient disparu par magie, Pedro Sánchez et Pablo Iglesias ont donc signé un texte, mardi, en vue d'une coalition gouvernementale progressiste. « C'est un accord pour une législature de quatre ans », a annoncé Pedro Sánchez. « Nous sommes parvenus à un accord préalable pour former un gouvernement de coalition en Espagne qui allie l'expérience du PSOE au courage de Podemos et qui sera le meilleur vaccin contre l'extrême droite », a commenté pour sa part Pablo Iglesias.
Le document définit les axes prioritaires du futur gouvernement. Il fixe comme objectif principal la résolution de la crise Catalane, en promouvant le dialogue et « la recherche de formules d'entente, toujours dans le cadre des limites de la Constitution ». Il marque aussi l'importance de consolidation de la croissance, de la création d'emplois, la lutte contre le changement climatique, la protection du droit au logement ou la lutte contre les violences sexistes.
En moins de 48 heures
Cet accord est bouclé moins de 48 heures après les élections législatives de dimanche qui ont confirmé la fragmentation du paysage électoral espagnol . Les socialistes du PSOE qui sont restés en tête, avec 120 sièges, se confirmaient comme la seule option de gouvernement possible. Mais ils ont perdu du terrain par rapport aux élections d'avril dernier, tout comme leurs alliés potentiels, et le grand gagnant du scrutin a été sans conteste le parti d'extrême droite Vox, qui a fait un bond à 52 élus, alors qu'il n'en avait que 24. C'est sans doute cette forte progression de l'extrême droite, en particulier dans les milieux populaires, qui a accéléré la conclusion du pacte de coalition entre les socialistes et Podemos.




