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Un salarié de La Redoute mis à pied pour avoir mangé une clémentine débouté aux prud’hommes
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Préparateur de commande et représentant CGT, Smaïl Bella avait mangé un fruit en dehors du temps de pause prévu de 10 heures à 10h20. Il avait été mis à pied une journée.
Il avait été mis à pied pour avoir mangé une clémentine près de son poste de travail : le salarié qui contestait aux prud’hommes de Roubaix (Nord) la sanction prise en 2017 par l’entreprise La Redoute a été débouté, a-t-on appris vendredi 15 novembre.
« Je suis abasourdi par cette décision ! Je cherchais la justice mais ne la trouve pas », a réagi auprès de l’AFP Smaïl Bella, dénonçant « une société dans laquelle on déshumanise les salariés dans les entreprises ».
Le 7 novembre 2017, ce préparateur de commande et représentant CGT, entré à La Redoute en 2004, s’était levé à 4h30 pour prendre son poste au site de logistique de Wattrelos à 6 heures et avait mangé une clémentine peu avant 9 heures.
Un fruit mangé en dehors de sa pause
Il était à son poste de « picking », lieu où les salariés alignés sur une chaîne de production prennent dans des bacs les marchandises importées et les scannent pour les envoyer aux clients – à raison de 600 gestes à l’heure selon la CGT –, lorsqu’une « micro-panne » aurait arrêté la chaîne.
Il s’est alors reculé pour manger, « sur un banc » selon lui, son fruit, en dehors du temps de pause prévu de 10 heures à 10h20, avant de poser les épluchures près de son poste « faute de poubelle ». Repéré par l’agente de maîtrise, il est mis à pied une journée, perdant 70 euros brut de salaire.
La direction avait alors souligné le risque d’une « détérioration potentielle de la chaîne ».
« Tout le monde se planque pour manger ! »
Saisi par Smaïl Bella, le conseil des prud’hommes de Roubaix a finalement « validé » la sanction jeudi.
« Par sa qualité de représentant syndical, M. Bella se devait d’être au courant des consignes données par l’entreprise », justifient notamment les juges dans cette décision consultée vendredi par l’AFP.
Ils indiquent que « des faits similaires » avaient déjà été reprochés au syndicaliste et soulignent sa « volonté de remise en cause des règles applicables ».
« On me reproche d’avoir, deux mois auparavant, pris une sucrerie que j’ai mangée à 10 heures […] Mais, dans notre équipe, tout le monde se planque pour manger, même aux toilettes ! On prend des collations, sinon on ne tiendrait pas », a assuré Smaïl Bella en annonçant son intention de faire appel.
Mi-juin, ce même conseil des prud’hommes avait condamné La Redoute pour avoir retenu sur salaires le temps de déplacement jusqu’au lieu de pause, distant de 4 à 5 minutes des espaces de production.




