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Paris 1 : face aux étudiants mobilisés, le président leur répond : "cette fac est à moi"
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Crédit Photo: DR
Alors que depuis trois semaines, les comités de mobilisation des différentes universités se mobilisent pour entraîner les étudiants dans la rue le 5 décembre contre la précarité et la réfome des retraites, la présidence de l’université de Paris 1 a décidé hier soir de fermer le centre de Tolbiac, historiquement le centre le plus mobilisé, pour empêcher la tenue d’une assemblée générale à 17h. Alors que les étudiants, mais aussi les personnels administratifs et les professeurs, avaient décidé de s’organiser pour la journée du 5 décembre, George Haddad, le président, a préféré fermer l’université.
Ce n’est pas la première fois que cette politique est appliquée face à la mobilisation étudiante : l’an dernier, alors que le mouvement des Gilets Jaunes commençait et que les étudiants luttaient contre la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, l’administration avait à plusieurs reprise organisé un tel « lock-out ». « Il ne s’agit ni plus ni moins d’une répression politique du mouvement étudiant ! s’indigne Arthur, élu étudiant pour le collectif Poing Levé. A la veille du 5, le gouvernement et les présidence d’université font tout pour éviter que la jeunesse se lie au monde du travail et devienne un bataillon de la mobilisation contre la réforme des retraites ! George Haddad montre une fois de plus son côté antisocial et autoritaire ! ».
Face à cette fermeture administrative, les étudiants se sont rassemblés devant la présidence de l’université, place du Panthéon, pour réclamer l’ouverture du centre Tolbiac, lieu de mobilisation des étudiants. Alors qu’une centaine d’entre eux scandaient « La fac elle est à qui ? Elle est à nous ! », le président lui-même, leur a répondu « elle est à moi », avant d’entrer dans l’établissement, lui aussi barricadé, et dont la porte était protégée par une dizaine de policiers dépêchés à l’occasion pour empêcher les étudiants de rentrer. Après plusieurs évacuations de Tolbiac par les forces de l’ordre, en 2016 puis 2018, George Haddad fait une fois de plus appel à la police pour empêcher la mobilisation étudiante, réprimant toute tentative de s’organiser face à la précarité que subissent les jeunes.
Correspondant





