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    "Propager la grève". Les grévistes de l’INSEE, RATP, SNCF, Profs, Gilets jaunes organisent la convergence

    Décembre2019

    Brève publiée le 10 décembre 2019

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://revolutionpermanente.fr/Propager-la-greve-Les-grevistes-de-l-INSEE-RATP-SNCF-Profs-Gilets-jaunes-organisent-la-convergence

    Une AG de grévistes de l’INSEE avait lieu aujourd’hui à Montrouge, en présence de grévistes de la RATP, SNCF, Education Nationale et Gilets jaunes pour discuter de la convergence interpro des travailleurs du Sud de Paris.

    Pour leur AG de préparation de la journée de mobilisation nationale du 10 décembre, les grévistes avaient décidé ce lundi d’inviter différents secteurs. A la tribune de l’AG on pouvait ainsi retrouver des grévistes de la RATP du dépôt de Montrouge, un cheminot du Technicentre de Châtillon, deux professeurs grévistes du lycée Maurice Genevoix ou encore un Gilet jaune de Paris Sud.

    Cette invitation des secteurs les plus mobilisés actuellement n’était pas innocente de la part des travailleurs de l’INSEE. Si le taux de grévistes de l’entreprise publique a atteint un score très respectable de 22% le 5 décembre dernier, ses salariés mobilisés comptent bien continuer à étendre la grève dans la structure. « Le but bien sûr c’est que nous aussi on soit en grève et que ce soit pas une grève portée uniquement par certains secteurs » explique une salariée de l’INSEE.

    L’AG est ouverte par les différents invités, revenant sur la situation dans leurs entreprises. A Montrouge les chiffres des grévistes de la RATP sont très élevés, et la démonstration que constitue ce blocage a permis de remettre en avant une idée oubliée pendant un temps : la force des travailleurs c’est la grève. Pourtant, pour les machinistes présents il ne s’agit pas de se contenter de cette mobilisation à la RATP mais d’« utiliser son temps pour propager la grève ».

    A la SNCF, le Technicentre de Châtillon a fait, en novembre dernier, la démonstration de la capacité de 200 grévistes à paralyser une partie importante du trafic ferroviaire. Pour ce qui est du mouvement initié le 5 décembre, Clément, cheminot, rappelle l’importance du « tous ensemble », la nécessité de tisser des liens locaux et de se mobiliser jusqu’au retrait total.

    Deux professeurs du Lycée Maurice Genevoix enchaînent en évoquant leur établissement, où le taux de gréviste dépasse les 80%. De quoi faire « trembler » l’Education Nationale. Pour les profs, la mobilisation contre la réforme des retraites va de pair avec la dénonciation de la réforme du bac, qui mobilise également les élèves comme le démontrent les nombreux blocus lycéens.

    Enfin, François, Gilet jaune de Paris-Sud évoque son expérience du mouvement. « On retourne sur les lieux de travail, on est ravis » explique-t-il en rappelant le manque qu’a constitué la lutte sur le terrain des entreprises dans le mouvement des Gilets jaunes.

    Plusieurs salariés de l’INSEE répondent aux interventions en s’interrogeant sur la façon dont eux peuvent se mobiliser. Sensibilisation aux véritables « chiffres » de la réforme ? Participation à des actions de blocage ? Plusieurs grévistes évoquent également la mystification que constitue le discours du gouvernement, avec une évidence : par-delà les contours définitifs de la réforme, le gouvernement entend baisser les pensions et allonger la durée de travail.

    Le débat sur la suite à donner au mouvement à l’INSEE devrait se poursuivre lors des prochaines AGs et dans le Comité de mobilisation créé pour l’occasion, mais les grévistes souhaitent continuer à mener des actions Interpro pour aller vers le retrait total de la réforme, en commençant par rejoindre les grévistes de la RATP à Montrouge dès le lendemain matin pour un départ commun à la manifestation.