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    30 ans après, de nombreux Bulgares aspirent au communisme

    Bulgarie

    Brève publiée le 20 décembre 2019

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/30-ans-apres-de-nombreux-Bulgares-aspirent-au-communisme_a14718.html

    30 ans après le retour de la "démocratie", de la "liberté" et des autres conneries promues par les impérialistes, la Bulgarie s'est effondrée et l'instauration du système capitaliste s'est traduit par une catastrophe économique et sociale - article et traduction Nico Maury

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    Trente ans après la "transition démocratique" de 1989, de nombreuses personnes en Bulgarie sont déçues par l'état actuel du pays des Balkans, membre de l'Union européenne (UE) depuis 2007, et beaucoup se sentent nostalgiques de l'ère communiste. 

    Selon l'historien Konstantin Sabchev, le pays ne connaissait pas de mouvements dissidents comme en Pologne, en Tchécoslovaquie ou en Hongrie. "En Bulgarie, il y a eu un coup d'État interne au Parti communiste, ordonné par Moscou" faisant référence au soutien de Mikhaïl Gorbatchev aux putschistes qui devaient engager la réforme du pays. Todor Yivkov, dirigeant de la Bulgarie, opposé à la Perestroïka est renversé par Petar Mladenov, avec le soutien tacite de Moscou. 

    Ils ont promis une ère de liberté et de prospérité, mais la Bulgarie a subit une décennie douloureuse de réformes du marché 

    Au final, La Bulgarie a perdu plus de 20% de sa population, passant de 9 à 7 millions d'habitant.e.s entre 1989 et 2019. Des centaines de milliers de Bulgares, en particulier des jeunes, ont quitté le pays pour chercher une vie meilleure dans d'autres pays européens. 

    Et ceux qui sont restés ont vécu dans les années 90 des épreuves jamais vues à l'époque du communisme, provoquées par la fermeture d'entreprises publiques et des privatisations frauduleuses. Aujourd'hui, quelques oligarques, proches de différents partis politiques, contrôlent l'économie du pays, mais aussi les médias.

    "Par rapport aux autres pays européens, les inégalités sociales sont très visibles en Bulgarie", explique Parvan Simeonov, un éminent sociologue bulgare. 

    "Par conséquent, une majorité de Bulgares ont du mal à accepter le prix social de la soi-disant transition démocratique". La décennie a été marquée par des protestations massives, une explosion de la pauvreté et un taux d'inflation allant jusqu'à 1000%. 

    Le salaire moyen en Bulgarie est actuellement autour de 600€ par mois, bien que les prix, surtout à Sofia, ne soient pas très différents du reste de l'Europe. 

    45% des bulgares soutiennent l'idée que l'on vivait mieux sous le régime socialiste 

    Une récente enquête du groupe Gallup indique que 45% des Bulgares continuent de soutenir, 30 ans après la fin du communisme, des déclarations telles que "pendant l'ère Yivkov, nous vivions mieux" ou "nous ne serons jamais bien". 

    "Il y a définitivement de la nostalgie pour cette époque et surtout pour la sécurité sociale qui existait. Ensuite, on ne pouvait pas critiquer le pouvoir mais il n'y avait pas de chômage, le crime était petit et la santé n'était pas splendide mais gratuite", explique Sabchev.