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    Réforme des retraites: ce minimum contributif qui pose questions

    retraite

    Brève publiée le 29 décembre 2019

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://www.anti-k.org/2019/12/29/reforme-des-retraites-ce-minimum-contributif-qui-pose-questions/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=anti-k-la-lettre-nnewsletter-number_11

    La caisse complémentaire permet aujourd'hui de porter la retraite minimum à plus de 950€ PHILIPPE HUGUEN / AFP

    France-Soir, 27 décembre 2019

    La revalorisation du minimum contributif promise dès 2022 à 1000€ nets par mois sera-t-elle vraiment intéressante pour les retraités? 

    Dès 2022, une personne ayant fait toute sa carrière au SMIC percevra 1000€ nets de retraite: c’est la promesse d’Edouard Philippe lors de sa présentation de la réforme des retraites. Le premier ministre précise que la mesure s’appliquera aux salariés, mais également aux agriculteurs et aux travailleurs indépendants.

    Entre 2022 et 2025, année du passage au système universel, cette promesse d’une pension minimale à 1000€ net devra donc se traduire par une revalorisation du minimum contributif, le Mico. Mais qui est concerné par ce minimum contributif ?

    Le minimum contributif aujourd’hui 

    A l’heure actuelle, quelque 5 millions d’anciens salariés du secteur privé et de pensionnés des régimes alignés (MSA, ex-RSI) perçoivent le minimum contributif. La mesure ne devrait pas changer le montant de leur retraite, mais concerner 20 % des entrants, soit, selon une estimation du journal Les Echos, 150 000 personnes en 2022.

    En fait, la promesse gouvernementale ne devrait pas changer grand-chose dans les années à venir. Le minimum contributif pour les anciens salariés du privé dont le plafond de revenus n’excède pas 1177,44€ par mois en 2019 est actuellement de 695,59€ pour les personnes qui ont cotisé au moins 120 trimestres au régime général de la sécurité sociale, et de 636,56€ pour celles qui sont en deça des 120 trimestres.

    Or il s’agit là des droits directs, auxquels il convient d’ajouter d’éventuelles majorations, en cas de surcote, de handicap, d’enfant ou de tierce personne à charge, et surtout les droits complémentaires Agirc-Arrco, qui tournent autour de 250€. Le montant minimum des pensions de retraite s’établit ainsi à 950€ nets, pour, rappelons-le, les personnes qui bénéficient d’une retraite à taux plein, qu’elles aient cotisé un nombre suffisant de trimestres (en fonction de leur année de naissance) ou qu’elles aient atteint l’âge du taux plein automatique, soit 67 ans.

    Mico et retraite universelle

    973€ (le minimum moyen) ou même 950€ aujourd’hui, contre 1000€ demain, la différence n’est de fait pas énorme. Et ce d’autant que si la mesure est effectivement mise en œuvre en 2022, elle pourrait s’accompagner de la première étape du fameux âge pivot : 62 ans et quatre mois pour pouvoir prétendre à une retraite à taux plein.

    Si l’on suit encore l’échéancier du gouvernement, le Mico passera à 85 % du SMIC en 2025, année de l’entrée en vigueur de la retraite universelle, et sera ensuite revalorisé en fonction de l’évolution du salaire minimum et non plus de l’inflation. Mais à ce stade une autre question se pose: qu’en sera-t-il de la retraite des fonctionnaires, appelés comme les autres à rentrer dans le régime universel?

    Grâce au minimum garanti, il ont en effet droit, actuellement, à une pension qui ne peut pas être inférieure à un certain montant, en l’occurrence aujourd’hui de 1170,82€ par mois pour ceux qui affichent au moins 40 années de service.