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Aux États-Unis, mobilisations contre la guerre avec l’Iran
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Quelques milliers d'Américains ont défilé dans plusieurs grandes villes du pays pour protester contre la politique militaire de Donald Trump.
“Pas de guerre contre l’Iran! Les USA hors du Proche-Orient!”, ont scandé des manifestants qui se sont rassemblés samedi à Washington et à travers tous les États-Unis après la frappe américaine qui a tué le puissant général iranien Qassem Soleimani.
Devant la Maison Blanche, ils étaient environ 200 à se rassembler à l’appel d’organisations de gauche. Derrière le mot d’ordre “Retrait des USA d’Irak maintenant! Et pas de guerre et de sanctions contre l’Iran!”, elles avaient convoqué ces manifestations dans quelque 70 villes.
“Nous ne permettrons pas que notre pays soit entraîné dans une autre guerre inconsciente”, a lancé l’un des organisateurs à la petite foule, qui s’est ensuite dirigée vers l’hôtel Trump, non loin de la Maison Blanche.
“Besoin de détourner l’attention? Déclenchez une guerre”, pouvait-on lire sur la pancarte brandie par Sam Crook, âgé de 66 ans, qui se disait “inquiet”. “Ce pays est entre les mains de quelqu’un qui n’est pas stable mentalement, Donald Trump”, a-t-il déclaré à l’AFP. “J’ai peur qu’il déclenche par inadvertance une véritable déflagration au Proche-Orient”. Shirin, une Irano-Américaine âgée de 31 ans qui a préféré ne pas donner son nom de famille, s’est aussi dite “inquiète de la possibilité d’une guerre avec l’Iran”.
À Chicago, New York et Philadelphie
“On a déjà dépensé des milliards de dollars pour mener des guerres injustes en Irak et en Afghanistan, et à quoi cela a-t-il mené?”, a-t-elle expliqué, en ajoutant que l’Iran en était notamment sorti renforcé, devenant une “force politique, sociale et culturelle majeure en Irak”.
Sur Times Square, à New York, les manifestants ont défilé en brandissant aussi des panneaux appelant à ne pas entrer en “guerre contre l’Iran” et à retirer les troupes américaines d’Irak. “La guerre n’est pas une stratégie de réélection”, pouvait-on lire encore sur un autre panneau. Des rassemblements étaient également organisés samedi à Chicago devant l’immeuble Trump Tower ou encore à Los Angeles.
C’est une frappe ordonnée par Donald Trump qui a tué vendredi à Bagdad le puissant général iranien Qassem Soleimani et l’homme de l’Iran en Irak, Abou Mehdi al-Mouhandis. La communauté internationale redoute désormais une déflagration, après une escalade verbale et des appels à la vengeance de la part des Irakiens et des Iraniens. Washington a annoncé le déploiement de 3000 à 3500 soldats supplémentaires dans la région et menace des représailles sévères en cas d’attaque.




