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Pour la première fois, l’université Panthéon-Assas a été bloquée par ses étudiants
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Des étudiants ont bloqué l’entrée de l’université Panthéon-Assas, réclamant le report des examens. Une première pour l’établissement.
«Droit de réussir pour tous.» Ce lundi 13 janvier au matin, des dizaines d’étudiants ont bloqué l’entrée de l’université Paris 2 Panthéon-Assas pour réclamer le report des examens. En raison des grèves contre la réforme des retraites, plusieurs universités parisiennes ont décidé de reporter les partiels des étudiants. Mais ce lundi matin, le rendez-vous à 9h30 des étudiants d’Assas pour passer leurs partiels était maintenu.
Des militants du récent collectif «Assas mobilisée» se sont alors rassemblés devant l’établissement dès 8h30 pour manifester et demander le report de leurs examens, à titre d’égalité. «Nous avions annoncé un rassemblement pacifique. Une vingtaine puis quarantaine d’étudiants était présente avec des banderoles», indique Sacha, étudiant à Paris 4 venu prêter main-forte à son amie Nina, membre de Assas mobilisée.
L’université Panthéon-Assas n’est pas habituée à ce genre de manifestations. Le directeur général des services de Paris 2, Jean-Marie Croissant, affirme «ne pas avoir souvenir d’un blocage» comme celui-ci auparavant. C’est d’ailleurs «la première fois que l’on en vient à appeler les forces de l’ordre».
Plusieurs bagarres entre les étudiants
Si l’ambiance semblait au départ bonne enfant, elle a pris une autre tournure aux alentours de 9 heures. «Environ 10 personnes du collectif de la Cocarde Etudiante sont venues nous frapper et nous gazer à la bombe au poivre», témoigne Paul*, membre de Assas mobilisée. Selon des étudiants, plusieurs personnes ont été blessées. Dans un communiqué publié à la suite de l’incident, le collectif d’Assas précise que «deux autres de nos camarades mobilisés ont été envoyés aux urgences».
De son côté, le collectif de la Cocarde étudiante se défend. «Nous étions une quinzaine de militants à tenter d’empêcher le blocage en dégageant les poubelles de l’entrée et en enlevant les banderoles. Il y a eu des échanges de coups entre les étudiants mais il n’y a jamais eu de gazage», commente Pierre-Romain Thionnet, secrétaire général du mouvement.
Les grilles de l’université fermées pendant l’incident
Par mesure de sécurité, l’université Panthéon-Assas a commencé à fermer partiellement ses grilles au début de la mobilisation. «La porte n’était d’abord ouverte que sur un mètre, et nous contrôlions l’entrée des étudiants avec leurs cartes étudiantes», explique Jean-Marie Croissant. À l’arrivée du second groupe de mobilisation, les grilles ont été fermées durant une longue demi-heure. Les étudiants ont pu réintégrer l’établissement une fois les forces de l’ordre sur place et les bagarres terminées.
Finalement, les examens se sont tenus ce lundi comme prévu, et n’ont débuté qu’avec une trentaine de minutes de retard. Les amphithéâtres dans lesquels se déroulaient les épreuves «étaient pleins», assure Jean-Marie Croissant. «Certains contestataires ont d’ailleurs pu participer aux partiels également», ajoute-t-il.
* Le prénom a été modifié




