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USA: Sanders lâche ses coups pour le dernier débat démocrate avant les primaires
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Cette joute entre les six candidats les plus «sérieux» à l'investiture de leur parti avait lieu mardi soir à Des Moines, dans l'Iowa. Cet État rural sera le premier à voter le 3 février.
Le vent en poupe dans les sondages, Bernie Sanders a taclé mardi 15 janvier le favori Joe Biden sur son bilan en politique étrangère à l'ouverture du dernier débat avant le vote très attendu dans l'Iowa, qui marquera, le 3 février prochain, le coup d'envoi des primaires démocrates.
Après une période de très vives tensions entre les États-Unis et l'Iran, six candidats espérant défier le républicain Donald Trump en novembre ont été longuement interrogés sur leurs programmes concernant le Moyen-Orient. L'occasion pour le socialiste Bernie Sanders de critiquer une nouvelle fois le modéré Joe Biden sur son vote en 2002, lorsqu'il était sénateur, pour autoriser George W. Bush à intervenir militairement en Irak.
«Joe et moi avions écouté» les arguments de l'administration Bush. «Je pensais qu'ils mentaient (...) J'ai fait tout ce que j'ai pu pour empêcher cette guerre. Joe a vu les choses autrement», a lâché Bernie Sanders. L'ancien vice-président Joe Biden a qualifié une nouvelle fois son vote d'«erreur», mais a souligné que cela n'avait pas empêché Barack Obama, qui s'était opposé à la guerre en Irak, de le choisir ensuite comme son bras droit. Troisième dans les sondages nationaux derrière les deux hommes, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren a affirmé qu'elle était pour le retrait des troupes américaines du Moyen-Orient.
Sur le nouvel accord commercial négocié entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, les six candidats, avec l'ex-maire Pete Buttigieg, la sénatrice modérée Amy Klobuchar et le milliardaire Tom Steyer, ont là aussi exposé leurs divisions. «Joe et moi avons un désaccord fondamental ici, au cas où vous n'ayez pas remarqué», a déclaré Bernie Sanders, qui est contre l'accord, provoquant les rires de l'assemblée.
Un match à quatre pour l'Iowa
Le débat était organisé à Des Moines, dans l'Iowa. État rural peu peuplé, il pourrait avoir une grande influence sur la course démocrate puisqu'il sera le premier à voter, le 3 février. Les sondages y sont extrêmement serrés entre quatre favoris : Biden, Sanders, Buttigieg et Warren.
Fort de sa bonne place dans les intentions de vote et de levées de fonds impressionnantes en 2019 auprès de ses partisans, Bernie Sanders n'avait pas non plus épargné ses rivaux avant le débat. «Quand on observe mon bilan face à celui de Joe Biden, je ne pense pas que le bilan de Biden puisse apporter l'énergie dont nous avons besoin pour battre Trump», avait-il tweeté.
Des candidats désormais tous blancs
La température est aussi montée entre les deux grands candidats progressistes de la primaire, Bernie Sanders et Elizabeth Warren, lorsqu'un article a affirmé que l'équipe du socialiste donnait comme consigne à ses volontaires de dépeindre sa rivale comme une candidate des élites. Alors que l'ambiance était déjà tendue, une autre polémique a explosé avec des révélations de la chaîne CNN affirmant que Bernie Sanders avait déclaré fin 2018 à sa rivale qu'une femme ne pourrait pas gagner la présidentielle contre Donald Trump. «Je n'ai pas dit cela», a affirmé le sénateur indépendant lors du débat.
Provoquant elle aussi les rires de l'assemblée, Elizabeth Warren a immédiatement contredit son «ami». Avant d'empoigner la grande question derrière ce débat : «Une femme peut-elle battre Donald Trump ? Regardez les hommes sur ce plateau. À eux tous, ils ont perdu dix élections. Les seules personnes ici qui aient gagné toutes les élections auxquelles elles se sont présentées sont les femmes, Amy (Klobuchar, NDLR) et moi», a-t-elle déclaré.
Lors d'un meeting de campagne organisé le même soir dans l'État voisin du Wisconsin, Donald Trump a éreinté ses rivaux, se moquant des gaffes de Joe Biden et taclant Bernie Sanders : «C'est un mauvais type». Âgé de 78 ans, ce dernier avait fait une crise cardiaque le 1er octobre, dont il s'est bien remis selon ses médecins. Joe Biden, vétéran de la politique de 77 ans, doit aussi faire face aux doutes sur son âge.
Le moment le plus commenté de ce débat, par ailleurs terne, a eu lieu juste après. On y voit Elizabeth Warren esquiver la poignée de main que lui tend Bernie Sanders, avant d'échanger quelques mots avec lui. Beaucoup y ont vu le signe que la rivalité entre les deux candidats n'étaient pas feinte.
Alors que la course démocrate avait débuté avec une diversité record au sein des prétendants, les six candidats sur le plateau étaient pour la première fois tous blancs.




