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France Amérique Latine sur la situation en Colombie
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Communiqué de France Amérique Latine
FAL solidaire du peuple colombien en lutte.
Les institutions françaises et européennes
doivent exiger l’arrêt de la répression.
Suite au mouvement de grève du 28 avril et aux manifestations massives qui ont suivi, le peuple colombien a obtenu le retrait provisoire du projet de réforme fiscale d’Iván Duque et la démission du ministre des Finances, Alberto Carrasquilla, mais la mobilisation ne faiblit pas car, si c’est bien la réforme fiscale qui a mis le feu aux poudres, la population s’inscrit dans une contestation globale de la politique néolibérale et anti-démocratique du gouvernement.
Image : Medios Libres Cali
En effet, comme lors des grands mouvements de novembre 2019 et de novembre 2020, les colombien.ne.s exigent que les défenseur.e.s des droits humains, les membres des mouvements sociaux et les opposant.e.s politiques soient protégé.e.s, que les accords de paix soient appliqués, que l’accès à la santé et le droit à l’éducation soient renforcés, que ce ne soit pas les plus modestes qui payent le prix de la crise économique et de la mauvaise gestion de la pandémie par le gouvernement.
Un nouvel appel à la grève générale a été lancé pour le 5 mai.
La répression contre ces manifestations pacifiques de la part des forces de sécurité de l’État colombien est d’une brutalité inouïe. L’ancien président Álvaro Uribe a incité la police à utiliser les armes face aux manifestant.e.s et a appelé le gouvernement à « décréter l’état de siège et à faire intervenir l’armée». Le 1er mai 2021, le président Iván Duque n’a pas hésité à déclarer une « assistance militaire » sous prétexte de sécurité dans les centres urbains, militarisant de fait un grand nombre de villes. Ce déploiement de l’armée est particulièrement inacceptable et inquiétant. Selon différentes organisations de droits humains présentes sur le terrain, le résultat de l’intervention de la police et de l’armée serait à ce jour de 21 morts, une dizaine de cas de violences sexuelles, plus de 500 détenu.e.s, plus de 800 blessé.e.s et de multiples disparitions, menaces et agressions contre des défenseur.e.s des droits humains. Les dernières nouvelles, très alarmantes, font état de véritables massacres au cours de la nuit du 3 au 4 mai, en particulier à Cali.
Le peuple colombien a besoin de la solidarité internationale.
Les institutions françaises et européennes ne peuvent garder le silence face à la violence de l’État colombien et aux graves abus contre les droits humains dans le pays.

- France Amérique Latine soutient sans réserve les mobilisations et les revendications du peuple colombien.
- France Amérique Latine condamne fermement les violences policières et l’intervention militaire.
- France Amérique Latine rappelle au gouvernement colombien son devoir de garantir la vie, l’intégrité physique et le droit à l’expression de la population : en ce sens, il est de la responsabilité de l’État et des Forces armées de protéger les manifestant.e.s qui seront dans les rues le 5 mai.
- France Amérique Latine demande au gouvernement français et à l’Union européenne de se prononcer contre la répression et contre la militarisation en cours dans le pays et d’agir au plus vite pour que les droits humains y soient garantis.
Bureau National de FAL
4 mai 2021




