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En pleine crise, alors que la précarité explose, les contrôles des chômeurs se durcissent
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le confinement, l’économie au ralenti, la difficulté de trouver un emploi en temps de crise : peu importe, les chômeurs sont à nouveau mis à l’amende. Ces derniers mois, les contrôles se sont renforcés.

« Il ne reste que les chômeurs sur qui taper », se désole Pierre-Édouard Magnan, président du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP). Le MNCP alerte sur une hausse des contrôles des chômeurs, alors même que le pays est toujours sous confinement, que l’économie est au ralenti, et de nombreuses entreprises sous perfusion. « Nous avons remarqué une hausse des contrôles à travers les remontées de nos associations locales, et aussi par des gens qui nous appellent directement. C’est peut-être un effet de ressac après les premiers confinement, où les contrôles ont été suspendus. Déjà cet automne, nous avons vu de plus en plus de contrôles de Pôle emploi, et cela continue. Demander à des chômeurs de prouver qu’ils cherchent un emploi quand, dans le contexte actuel, ils ne pourront pas en trouver, même pas de petits boulots dans l’intérim ou la restauration, c’est vraiment un positionnement politique de faire cela. »
Des contrôles « inacceptables » en temps de crise
Le Mouvement national des chômeurs et précaires a donc adressé une lettre ouverte au directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères, et au directeur général de la Caisse nationale d’allocation familiale (qui gèrent les contrôles des bénéficiaires du RSA entres autres), Vincent Mazauric. « Alors que nous vivons une crise sociale majeure, conséquence d’une crise sanitaire unique, les accueils et les permanences de nos associations sont saisis par un nombre grandissant de personnes, victimes du chômage et de la précarité. Mais comme si cela ne suffisait pas, ils sont aussi soumis à des démarches de contrôle de leur recherche d’emploi ou bien des menaces de suspension/radiation de leur RSA, y décrit le MNCP. Si le principe même de ces contrôles, alors que des emplois sont détruits par centaine de milliers et que la précarité explose dans notre pays, est à nos yeux contestable, c’est surtout la situation des personnes qui nous sollicitent qui ne peut que nous indigner : chômeur à quelques mois de la retraite, allocataire du RSA sans moyens de transport à qui on reproche un manque de mobilité, demandeur d’emploi sanctionné par un contrôle pour refus de formation... et l’on en passe. »
Pour le MNCP, ces contrôles, déjà « intrusifs et souvent injustifiés » en temps normal, deviennent, en ce temps de crise exceptionnel, « inacceptables ». Dans son dernier rapport annuel, tout juste rendu public, le médiateur de Pôle emploi fait lui aussi le constat de sanctions à l’encontre des chômeurs qui « deviennent de plus en plus sévères, avec un usage fréquent des radiations de six mois et surtout, une suppression définitive du revenu de remplacement ». « À l’évidence, ces situations prennent une acuité particulière dans le contexte de crise sanitaire, lorsque la personne radiée ne peut plus rechercher d’emploi », pointe aussi le médiateur. Contrôles accrus et sanctions arrivent à quelques mois de la date d’entrée en vigueur voulue par le gouvernement d’une nouvelle « réforme » de l’assurance chômage. Si celle-ci est appliquée, plus d’un million de demandeurs d’emploi verront leur allocation mensuelle baisser d’un coup, parfois de plusieurs centaines d’euros.




