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Gérard "Combes": Où vont les camarades de la direction du NPA ?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Nous relayons, avec son autorisation, le texte d'un camarade expérimenté du NPA
J’ai 52 trois ans d’expérience militante dans le mouvement trotskiste, au sein de différentes organisations, et je ne mâcherai pas mes mots face à ce que nous voyons aujourd’hui : la volonté affichée et la mise en œuvre de l’expulsion d’un courant du parti théoriquement ouvert et pluraliste qu’est le NPA. Certes les responsables de cette forfaiture n’assument pas la scission programmée. Ils se refusent à parler d’exclusion, préférant la terminologie lambertiste qui prétend que le CCR « se met de lui-même en dehors du parti ». Ce faisant les camarades (pour ma part je n’exclue personne) se situent en rupture avec la pratique démocratique de la LCR des dernières années, la LCR dont la plupart sont issus et dont beaucoup ont bénéficié d’un régime interne peu contraignant.
Mais avant de revenir aux dernières années de la Ligue je voudrais rappeler que ce n’est malheureusement pas la première fois que des responsables, impuissants à affronter les difficultés de la construction du parti, cherchent des raccourcis. Pas la première fois non plus qu’on désigne des boucs émissaires, militants ou courants dont l’activité délétère seraient un obstacle à l’application de la juste ligne et au développement de l’organisation. Et puis pourquoi s’encombrer de « sectaires » puisqu’une fois que nous en serons débarrassés l’avenir radieux s’ouvrira, nous allons construire une nouvelle internationale avec les castristes, avec les sandinistes, voire retrouver Chavez dans son appel à une cinquième…
Cette illusion n’a pas permis la moindre avancée, elle a aidé à l’inverse au détachement vers la droite de pans entiers du mouvement trotskiste, toutes organisations confondues. Il est vrai que nombre d’anciens, à l’image de Julien Dray ou de Jean-Chistophe Cambadélis, ont fait de belles carrières au prix du reniement de leurs convictions ; on trouve d’autres exemples au Brésil ou ailleurs. D’autres, comme nos amis de la G.A., ont des ambitions plus modestes mais estiment jouer enfin dans la cour des grands tout en gardant un pied dans la « Quatrième Internationale ».
Pour celles et ceux qui n’ont pas vécu l’histoire, la LCR a été confrontée lors des élections présidentielles de 2007 à une situation inédite, à savoir l’appel public de militant€s et de membres de sa direction à voter pour José Bové plutôt que pour Olivier Besancenot. Non seulement les dissident€s n’ont pas été exclu€s de la Ligue après le congrès suivant elles et ils ont retrouvé leur place au CC et au BP.
On ne peut passer sous silence l’activité passée des camarades de la tendance-fraction R !, dont beaucoup semblent avoir oublié cette période dont pourtant elles et ils n’ont pas à rougir, de l’époque ou le mot Révolution ne faisait pas peur. Mais je suppose qu’aujourd’hui ils ne tolèreraient pas au sein du NPA, ou tout au moins qu’ils condamneraient fermement, la publication d’un mensuel commun entre leur fraction et celle de LO (l’actuelle FLO) ou l’organisation d’une conférence ouvrière avec la FLO et Voix des Travailleurs mais sans la LCR.
Comment comprendre cet acharnement qui ne vise pas que le CCR (voir l’avertissement adressé au congrès de la FLO) ?
Les camarades ont-ils conscience du chemin sur lequel elles et ils sont engagés, celui d’une dislocation du NPA qui finira par une disparition pure et simple ? Qui peut croire au rebondissement d’un parti affaibli, amputé par les expulsions et la mise en retrait de forces militantes, repliées au mieux sur l’action syndicale ou associative ? A moins que certain€s n’aient déjà une idée d’autres regroupements possibles, la G.A. ayant montré la voie. N’est-il pas surprenant qu’en dehors de la Nouvelle Aquitaine et de l’Occitanie le NPA ne soit présent nulle part aux élections régionales ?
Les meilleurs résultats électoraux de la LCR furent quand elle se présenta sous ses couleurs communistes et révolutionnaires avec Olivier Besancenot ou en alliance avec Lutte Ouvrière. Pourquoi ne pas renouer avec cette politique ?
Il est encore temps, mais tout juste, pour que les procureurs se calment, qu’ils repensent aux leçons de l’histoire des organisations révolutionnaires : il est plus facile de détruire que de construire, l’idée du parti qui se renforce en s’épurant est une robuste connerie.
Je vis aujourd’hui en Catalogne. La situation des marxistes révolutionnaires n’est pas meilleure, mais je ne perds pas espoir. Ce serait regrettable à mon âge.
Salutations révolutionnaires
Gérard « Combes »




