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Bélarus: la répression anti-démocratique et la répression anti-ouvrière ne font qu’une !
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Tout en torturant et en inventant de faux aveux, Loukatchenko veut rétablir ouvertement la peine de mort pour les opposants politiques : nous avons alerté et ce devrait être la dette d’honneur du mouvement ouvrier que de s’élever contre l’héritier de Franco ou de Staline.
Indissociablement ce régime est en train d’aggraver encore un code du travail idéal pour le patronat, reposant sur la systématisation des CDD.
Le 29 mai dernier, a été officialisé le licenciement pour absence au travail causé par une arrestation administrative : vous êtes arrêté, vous êtes licencié (loi n° 114-3 sur les « amendements aux lois sur les relation de travail »).
La formulation de « revendications politiques » dans une grève devient un motif légal de licenciement. Clairement, ceci est la représaille visant les grèves politiques de masse d’aout 2020 : le retour de la classe ouvrière industrielle en première ligne du combat démocratique en Europe centrale et orientale, pour la première fois depuis la Pologne de 1980, ne saurait être toléré par le premier capitaliste de ce pays, dénommé Loukatchenko. L’organisation de grève est un motif de licenciement sans notification préalable et sans l’avis formel, demandé jusque là, du syndicat officiel (qui l’accordait) ou du syndicat indépendant là où il est accrédité. Apparait aussi comme motif de licenciement : « appeler les autres travailleurs à stopper leur tache sans raison valable » (sic), la définition de la nature illégale d’une grève ou la qualification d’absence de motifs valables relevant de l’arbitraire des tribunaux régionaux.
La « divulgation de secrets commerciaux » s’ajoute à cette panoplie qui, dans son ensemble, est proclamée au nom de la protection de « la sécurité nationale, l’ordre public et la santé publique », selon les termes du ministère du Travail.
Ainsi, l’union nationale est officiellement opposée à la lutte des classes, c’est-à-dire que les privilèges des oppresseurs sont reconnus par la loi. Au même moment, Loukatchenko institue comme fête nationale la date d’entrée de l’armée dite « rouge » en Biélorussie polonaise, le 17 septembre 1939, en tant que jour de l’ « unité nationale ». Cette unité nationale qui n’était qu’un sous-produit octroyé et précaire de l’unité entre Hitler et Staline. Rappelons d’ailleurs que Loukatchenko a salué la politique sociale et la « république présidentielle » … d’Adolf Hitler, fin 1995.
Une question mérite d’être posée aux syndicalistes pro-FSM qui, dans leurs pays, entendent mener la lutte des classes : peut-on rester dans le camps des exploités tout en soutenant une dictature patronale et anti-ouvrière ? …




