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Colombie. Pour mater le soulèvement populaire, le gouvernement torture et tue les manifestants
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Alors qu'on a retrouvé ce 22 juin le cadavre d' Hernán David Ramírez, une énième victime de la répression du gouvernement Duque, ce sont des méthodes paramilitaires qui sont désormais employées en Colombie pour museler un mouvement populaire qui ne faiblit pas, sur fond de misère sociale.
Crédit Photo : AFP
Une fois de plus ce mardi 22 juin, un jeune colombien a été retrouvé sans vie. Hernán David Ramírez, arrêté par les escadrons mobiles anti-émeutes (ESMAD) quelques jours auparavant, a été retrouvé dans une rivière. Chaque jour, des témoignages fusent sur Twitter, dénonçant des assassinats barbares et d’inquiétantes disparitions de manifestants.
C’est le terrible visage que prend le gouvernement d’Ivan Duque, qui s’appuie sur la police, dont l’ESMAD et ses méthodes paramilitaires pour perpétrer des crimes qui peuvent être apparentés aux crimes de guerre que le gouvernement abat sur la jeunesse du pays, qui, depuis deux mois se révolte. En effet, les assassinats, les décapitations, les démembrements, la torture, les violences sexuelles et les disparitions sont devenues ainsi monnaie courante.
Alors que le gouvernement colombien stigmatise les manifestants en les désignant comme des« criminels », il n’est pas nécessaire d’aller chercher bien loin pour se rendre compte de l’inversion totale des rôles. Un récent témoignage de l’organisation League Against Silence démontre en ce sens la réalité de la brutalité et la complicité entre les 0 style="box-sizing: border-box; background-color: transparent; color: rgb(195, 36, 39); text-decoration: none; font-weight: 700;" target="_blank">actions de la police et des paramilitaires : « ils nous avaient aspergés de gaz poivré, ils nous ont frappés avec une chaîne, comme celle d’un vélo ou d’une moto. » « Même si nous étions entre les mains de policiers en uniforme, ils nous disaient toujours qu’ils étaient des paramilitaires. »
La jeunesse dénonce le manque de réponse du gouvernement à ses demandes légitimes d’obtenir un accès aux droits économiques, sociaux, culturels mais surtout se révolte contre la violence et la répression policière . Ces jeunes qui se mobilisent depuis le 28 avril dernier, appelés les « NiNi » car ils n’ont ni emploi, ni accès à l’éducation, sont en première ligne des manifestations massives , et exigent la chute du régime assassin de Duque. La précarité qu’ils subissent depuis la crise sanitaire a été un facteur important de leur radicalisation, puisque de 2019 à 2020, le nombre de jeunes colombiens entre 18 et 28 ans, sans emploi et sans diplôme, est passé de 19% à 33%. [Selon les chiffres du département administratif national de statistiques colombien, selon amnesty international.
La tendance à la fois autoritaire et criminelle du gouvernement Duque continue donc de s’approfondir. Ces exactions quotidiennes visent à dissuader les jeunes et les secteurs plus frileux de s’engager dans un mouvement qui ébranle un gouvernement qui ne tient plus que par la peur.
« la police qui assassine des gens de plus en plus pauvres, un virus qui tue tout le monde à cause de l’incurie de ce gouvernement, les massacres et les démembrements sont de retour. Avec tout cela, il faut encore séduire les tièdes pour qu’ils votent pour eux. », déclare un activiste colombien.
Pour répondre à ces exactions qui déciment la jeunesse et dissuadent le reste de la population, c’est une défense ouvrière et populaire qui doit organiser la riposte et en finir avec ce gouvernement assassin et sa police.





