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Mobilisation encore en hausse ce samedi au plein coeur de l’été
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Plus de 200 000 personnes manifestent contre le passe sanitaire (lemonde.fr)
Des manifestations contre l’extension du passe sanitaire ont eu lieu ce samedi dans de nombreuses villes de France, au nom de la liberté, pour le troisième week-end consécutif.
Des manifestations ont de nouveau rassemblé plusieurs dizaines de milliers d’opposants à l’extension du passe sanitaire dans de nombreuses villes de France, ce samedi, au nom de la la liberté, et ce pour le troisième week-end consécutif.
A 18 heures, les services du ministère de l’intérieur ont recensé 204 090 manifestants dont environ 14 250 à Paris, pour 184 actions au total. Samedi dernier, ces manifestations avaient réunies au total 161 000 personnes dont 11 000 à Paris. Pour ce week-end de chassé-croisé des vacances, les autorités attendaient environ 150 000 manifestants.
Selon un premier bilan communiqué par l’Intérieur, « 19 interpellations ont eu lieu, dont 10 à Paris ». « Trois membres des forces de l’ordre ont été blessés à Paris ».
A Paris, une première manifestation regroupant plusieurs milliers de personnes est partie du métro Villiers (17e arrondissement) à 14 heures en direction de la place de la Bastille (11e arrondissement). Elle a été émaillée de heurts avec les forces de l’ordre, qui cherchaient à contenir le cortège sur le parcours autorisé. En milieu d’après-midi, notre journaliste sur place, Luc Bronner, estimait à « plus de 10 000 personnes » le nombre de participants.
Avant que les manifestants ne s’élancent, le « gilet jaune » Jérôme Rodrigues avait fustigé « les membres du gouvernement, les membres des médias qui sont là pour vous vendre l’efficacité d’un vaccin sans même avoir aucune preuve ».
Vers 16 heures, la tension est montée à proximité de la place de la République, où la police a répondu avec des gaz lacrymogènes aux jets de projectiles ou de pétards de plusieurs manifestants, qui étaient nombreux à clamer « Non à la dictature ! » et à entonner La Marseillaise. Un journaliste de l’AFP a assisté à deux premières interpellations.
Valérie (prénom modifié), 45 ans, éducatrice spécialisée dans un centre d’addictologie, estime « le risque du vaccin supérieur à celui qu’elle court en attrapant le Covid », dans la mesure où elle s’estime « jeune, en bonne santé, et [qu’elle] ne [présente] pas de comorbidité ». Obligée de se faire vacciner pour continuer son travail, elle envisage de « se mettre en arrêt-maladie ou d’utiliser un faux passe ».
Une deuxième manifestation a démarré après 14 heures 30 près de la gare Montparnasse (dans le 6e arrondissement), à l’appel de Florian Philippot, ancien numéro deux du Front national (devenu depuis le Rassemblement national) et désormais président des Patriotes. Au départ du cortège, des journalistes de l’AFP ont été pris à partie et ciblés par des injures et des crachats, a rapporté l’agence. Arborant de nombreux drapeaux bleu, blanc, rouge ou un drapeau européen déchiré, les manifestants, sans masque pour la plupart, sont arrivés devant le ministère de la santé (7e arrondissement). Notre journaliste sur place, Juliette Benezit, a dénombré jusqu’à 2 000 manifestants, qui par la suite se sont dispersés dans le calme. Au total, 14 250 personnes ont défilé dans la capitale samedi, selon les autorités.
3 000 policiers et gendarmes déployés
Le président du parti pro-Frexit UPR (Union populaire républicaine), François Asselineau, qui vendredi avait annoncé être positif au Covid-19, s’est donc vu dans l’impossibilité de manifester.
Plus de 3 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour encadrer les rassemblements, une semaine après que des manifestants ont envahi les Champs-Elysées. Ce samedi, les accès à l’avenue avaient à ce titre été bloqués.
A Rennes, la manifestation a attiré 2 900 personnes et s’est déroulée « sans incident à ce stade », comme a pu l’indiquer la préfecture à l’AFP en début d’après-midi. La mobilisation est ainsi en hausse par rapport au samedi précédent, qui avait rassemblé 2 200 personnes. « Je suis le juif de Macron », « Vaccinez-moi contre le fascisme et le capitalisme », ou encore « Médias menteurs ! On veut la vérité » : tels sont les slogans que l’on pouvait lire sur les pancartes, brandies dans une ambiance festive et bruyante.
A Nantes, les manifestations ont rassemblé « un peu moins de 4 000 personnes », selon la préfecture de la Loire-Atlantique, et il y régnait une ambiance « très tendue », à en croire un photographe de l’AFP.
Dans les villes du Sud-Est, les autorités ont fait état de près de 38 000 participants. Les principaux rassemblements se sont tenus à Nice (6 500 manifestants) et à Montpellier (10 000 manifestants), où une tente de dépistage installée à proximité d’un laboratoire d’analyses a été attaquée par des manifestants. Une vidéo publiée par Midi libre montre plusieurs d’entre eux en train d’invectiver et d’insulter les employés du lieu, jusqu’à les contraindre de quitter précipitamment les lieux.
A Marseille, une foule très hétéroclite (environ 4 800 personnes, selon la préfecture) s’est rassemblée, brandissant le drapeau communiste, celui de la France insoumise (LFI) ou encore le tricolore avec croix de Lorraine. « Président, députés, sénateurs, scientifiques, journalistes tous des lâches », pouvait-on lire sur une pancarte, et sur une autre « Je ne suis ni un cobaye, ni un QR code ».
A Lille, plus de 2 000 personnes, aux profils aussi variés, dont nombre de « gilets jaunes », ont défilé dans le centre, scandant « liberté, liberté » ou « le passe sanitaire, on n’en veut pas, le passe autoritaire, on n’en veut pas ».
A Strasbourg, 3 200 personnes, selon la police, défilaient dans le centre-ville, sans débordements et en présence de la députée Martine Wonner (ex-LRM). « Je refuse d’être vaccinée, que ce soit moi ou mes enfants. Ils ont 4 ans, 6 ans et 9 ans ; je les déscolariserai si cela devient obligatoire. [Il] est hors de question qu’ils soient vaccinés », déclarait par ailleurs Stéphanie Bouillon, une manifestante âgée de 42 ans, à l’AFP.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Du masque qui « ne sert à rien » aux vaccins qui « ne protègent personne » : Martine Wonner, itinéraire d’une députée sous influence complotiste
A Lyon, plus de 1 200 personnes ont défilé dans deux cortèges, selon la préfecture. A Bordeaux ils étaient 5 500.
A La Réunion, qui fait face à une hausse fulgurante des cas de Covid-19 – et malgré le confinement partiel en rigueur dès ce week-end –, les opposants au passe sanitaire se sont rassemblés à Saint-Pierre. Déjà, samedi dernier, un millier de personnes antivax et opposées au passe sanitaire étaient descendues dans les rues de Saint-Denis.
Regroupée autour des mots-dièses #manif31juillet et #PassDeLaHonte sur les réseaux sociaux, l’opposition aux mesures gouvernementales fédère des manifestants anti-passe sanitaire, antivaccins ou anti-confinement, aux revendications protéiformes.
Le passe sanitaire a été adopté définitivement dimanche au Parlement. Déjà appliquée dans les lieux culturels et de loisirs depuis le 21 juillet, son extension pour les cafés, foires, salons, restaurants et trains est prévue le 9 août. Entre-temps, le Conseil constitutionnel rendra sa décision sur la loi le 5 août.
De nouveaux confinements sont mis en place ce week-end à la Martinique et à La Réunion, où la couverture vaccinale est faible et le taux d’incidence en forte augmentation.
En métropole, l’épidémie flambe, notamment dans les départements touristiques, en conséquence de quoi diverses mesures sanitaires ont été introduites à l’échelle départementale.
Les personnes n’étant pas vaccinées contre le Covid-19 représentent environ 85 % des malades hospitalisés en France (y compris en réanimation) et 78 % des morts du SARS-CoV-2, selon une étude publiée vendredi.




