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Clarification, par Laurent Degousée
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Clarification, par Laurent Degousée – Arguments pour la lutte sociale (aplutsoc.org)

Avec 142.000 manifestant-es, dont 18.000 à Paris soit un chiffre plus élevé que d’habitude en dépit de pas moins de cinq manifestations organisées dans la capitale, le nombre de participant-es aux manifestations contre le pass sanitaire poursuit sa (lente) décrue, entamée le 17 août dernier.
La participation reste cependant supérieure à celle du 17 juillet dernier, date de début de la mobilisation, et s’étend à un nombre stable de villes (plus de deux cents). Pour avoir la confirmation de la décrue à laquelle beaucoup aspirent, il faudra encore attendre alors que, d’une part, ce samedi avait été préempté par Philippot et, d’autre part, que la date du prochain a été fixée il y a maintenant plusieurs semaines par des gilets jaunes comme une échéance centrale du mouvement sur Paris.
Non plus un mais des cortèges
On assiste en régions à la même fragmentation que sur Paris avec la constitution d’un second cortège sur des revendications clairement de gauche, à commencer par une vaccination large et consentie, comme à Lyon ou d’initiatives parallèles comme à Avignon ou à Orléans, où la prééminence de l’extrême droite dans les manifestations locales empêchent de peser.
Ces initiatives ont au moins le mérite de vouloir peser sur la situation là où l’intersyndicale nationale n’a que la sempiternelle journée de grève et de manifestations de rentrée à proposer pour le 5 octobre prochain, une date trop éloignée de surcroît, que le mot « pass » ne figure même pas dans la déclaration et que toutes les organisations, Solidaires compris, se sont rendues à Matignon ! Pire, la gauche est incapable d’organiser une échéance unitaire qui lui serait propre à l’image de ce qui a été fait le12 juin dernier en défense des libertés et contre l’extrême droite.
Pourtant, les provocations de Blanquer sur de présumés détournements de l’allocation de rentrée scolaire, celle de Macron sur l’école ou de Djebbari, rejoint par Darmanin, sur les facilités de circulation accordées aux cheminot-es qui seraient réduites, voire abandonnées pour être étendues aux policiers rajoutent au caractère inflammable de la situation.
Le gouvernement lui est déjà en échec sur le pass suite à l’annulation de plusieurs arrêtés préfectoraux imposant sa production à l’entrée de dizaines de grands centres commerciaux. Le fait que la ministre du travail évoque son abandon, demandé y compris par le MEDEF qui voit les ventes s’étioler en cette période de rentrée scolaire, est non seulement à mettre au crédit de la mobilisation mais aussi de la proximité de l’audience du Conseil d’État à ce sujet, qui s’est par ailleurs montré critique sur cette mesure : en effet, une première audience est prévue ce mercredi suite aux appels formés contre les décisions en question (SUD Commerce y interviendra volontairement pour faire entendre le point de vue des salarié-es et pas seulement celui des des client-es, des commerçant-es et des préfectures concernées).
Laurent Degousée, le 05-09-2021.
L’auteur est responsable syndical parisien dans le commerce, il s’exprime ici à titre personnel.




