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Les sans-papiers de Lille arrêtent leur grève de la faim
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Dimanche soir sur le parvis de l'Eglise Saint Maurice de Lille qu'ils occupaient depuis le 21 décembre, les grévistes se préparaient à la fin du mouvement entamé il y a 73 jours.
"On ne peut pas continuer comme ça, il fait froid", disait Alouache, en grève depuis 25 jours, devant la tente, qui par ailleurs a pris note du dernier communiqué du préfet.
"Demain matin, on va tous faire un bilan de santé", a-t-il ajouté. "On n'a pas le choix, on est obligé de faire ça pour avoir des papiers", a affirmé Alouache, qui demande une régularisation depuis plus d'un an. "Un an et demi de manifestation, d'action, personne ne nous a entendus, c'est pour ça qu'on a fait la grève de la faim".
La mobilisation avait été forte encore auprès de leurs soutiens en fin de semaine. Samedi, une nouvelle manifestation avait réuni environ 200 personnes.
La veille, la mairie de Lille avait été brièvement occupée par des sans-papiers. La préfecture du Nord avait proposé dans la foulée une "sortie de crise".
Le préfet s'est engagé à "un examen bienveillant" des dossiers qui seront déposés en préfecture "dans le cadre des textes en vigueur" et à établir "un calendrier échelonné" des demandes de régularisation.
Neuf personnes ont été régularisées et sept autres pourraient l'être dans le cadre des textes en vigueur, selon les derniers chiffres de la préfecture du Nord.
"Cela constitue une avancée importante et sérieuse", avait réagi samedi Roland Diagne, porte-parole du Comité des sans-papiers (CSP 59), rappelant que la grève de la faim avait démarré le 2 novembre "sur une revendication simple: la défense argumentée des dossiers en préfecture".
Dimanche soir, la préfecture a confirmé la "décision prise par les sans-papiers d'arrêter leur grève", qui "va dans le bon sens".
Il restait 37 personnes samedi en grève de la faim selon le CSP. Elles étaient installées sur le parvis de l'église Saint-Maurice, dont les sans-papiers avaient été expulsés le 21 décembre après l'avoir brièvement occupée.
Le mouvement a connu de nombreux soubresauts. En fin d'année, le CSP 59 avait dénoncé l'expulsion de deux sans-papiers algériens alors en grève de la faim selon lui.
Des manifestations de soutien se sont tenues dans toute la France ces derniers jours, y compris à Paris. Plusieurs associations, dont la Ligue des Droits de l'Homme, y avaient participé.
Vendredi, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait exclu de régulariser des sans-papiers sous la pression.
"Nous n'allons pas régulariser 50, 100, 200 ou 300 dossiers parce qu'il y a une action des associations", avait-il dit. "Il y a des règles, elles doivent s'appliquer".




