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Situation catastrophique dans les services pédiatriques
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Des tensions et des transferts mais pas de tri. Le gouvernement a eu du mal à nier ce vendredi que la situation était compliquée dans les services hospitaliers pédiatriques en pleine épidémie de bronchiolite, qui touche désormais 10 des 13 régions métropolitaines. Pour tenter d’endiguer la propagation de cette affection respiratoire, la Société française de pédiatrie appelle les adultes à limiter les contacts avec les bébés, notamment en cantonnant «les visites au cercle des […] très proches et non malades», tout en évitant, entre autres, les «bisous» et le «passage de bras en bras».
Selon le collectif Inter Hôpitaux, «des enfants en situation d’urgence ne peuvent plus être pris en charge par les services compétents, laissant des parents en grand désarroi et des enfants atteints de maladie chroniques en situation instable sont renvoyés chez eux par manque de place». «Toutes les semaines, nous devons choisir parmi nos patients», souligne le communiqué, qui évoque «des pertes de chances» pour des enfants hospitalisés, parfois atteints de maladie grave, en raison du manque de moyens et d’effectifs dans les hôpitaux.
Comme l’avait révélé Libération en début de semaine, ces manques entraînent des fermetures de lits, et la pédiatrie n’est pas épargnée. Ainsi à l’hôpital parisien Necker, 14 lits sont fermés dans le service.
«En ce mois d’octobre, nous n’avons pas pu accueillir cinq enfants en situation d’urgence vitale», a déploré lors d’une conférence de presse Oanez Ackermann, du service d’hépatologie pédiatrique du Centre hospitalier universitaire Bicêtre (AP-HP), dont 10 lits sur 24 sont aujourd’hui fermés. Plusieurs autres centres hospitaliers universitaires, de Paris à Montpellier, en passant par la Réunion, seraient concernés alors que Santé publique France note dans son point hebdomadaire une «poursuite de l’augmentation forte et précoce des indicateurs de surveillance de la bronchiolite chez les enfants de moins de 2 ans».
Le gouvernement a donc multiplié les prises de parole qui se voulaient apaisantes. Gabriel Attal a admis vendredi qu’il y avait «des tensions fortes [dans les hôpitaux] notamment en Ile-de-France, ce qui a dû conduire dans un certain nombre de cas, limité, à des transferts» de petits patients d’un établissement à un autre. «Mais évidemment pas de tri», a précisé le porte-parole du gouvernement en marge d’un déplacement dans le Sud-Ouest. Il a salué au passage «la mobilisation très forte [de] toutes nos équipes soignantes [...] pour accueillir tous les patients et en l’occurrence, les tous petits qui en ont besoin».
«Il n’y a pas de tri»
Interpellée dans l’hémicycle par la sénatrice LR Sylviane Noël sur les alertes du collectif Inter Hôpitaux, Brigitte Bourguignon, ministre déléguée à l’Autonomie, avait également reconnu jeudi soir que l’existence de «tensions» dans les services pédiatriques. «Nous n’en disconvenons pas», a-t-elle expliqué assurant : «Il n’y a pas de tri, notamment dans les urgences.» «Il est hors de question de ne pas prendre un enfant en urgence vitale», a-t-elle poursuivi.
«On est sur une ligne de crête, indiquait mi-octobre à Libération Stéphane Dauger, chef du service de réanimation pédiatrique de l’hôpital Robert-Debré, à Paris. Il est fort probable qu’on finisse par devoir amorcer les transferts hors de la région si la dynamique épidémique poursuit sa lancée […]. A Robert-Debré, nos 20 lits “habituels” sont ouverts mais on tourne déjà avec une infirmière en moins.» «Les principaux services de pédiatrie générale de la région ne peuvent pas nous venir en aide, parce qu’ils vivent la même chose, à savoir un manque criant de paramédicaux, et même de médecins dans certaines unités, qui s’est intensifié avec la crise du Covid», avait-il ajouté.
Désormais, dans l’Hexagone, toutes les régions sont en phase épidémique, à l’exception de la Bretagne et la Corse, qui sont en phase préépidémique. Selon l’Agence nationale de santé publique, lors de la semaine du 18 octobre, 3 342 enfants de moins de 2 ans ont été vus aux urgences pour une bronchiolite, dont un tiers (1 138) a ensuite dû être hospitalisé. Dans les deux cas, 9 bébés sur 10 avaient moins d’1 an. Deux semaines auparavant, seulement 1 779 passages aux urgences d’enfants de moins de 2 ans pour une bronchiolite et 643 hospitalisations avaient été relevés.
Face à la flambée des cas de bronchiolite Santé publique France rappelait mardi que «les enfants nés après mars 2020 n’ayant pas été confrontés au virus […] peu présent l’an dernier, n’ont pas pu développer de défenses naturelles» et réitérait l’importance de respecter les gestes barrières.
Mis à jour le 29/10/2021 à 13h20 : ajout des déclarations du porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.




