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Action coup de poing de salariés PSA d'Aulnay, où la grève se poursuit
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les manifestants, partis vers 09h30 de l'usine d'Aulnay à bord de trois cars, ont pénétré sur le site de Saint-Ouen par un trou situé dans un mur extérieur de l'usine, avant d'aller à la rencontre de leurs collègues au cri de "Aulnay, Saint-Ouen, même combat!"
Ils ont quitté le site peu avant 12h00, escortés par les forces de l'ordre. Avant de remonter dans leurs cars, une brève altercation a éclaté entre des policiers et une demi-douzaine de manifestants, qui reprochaient à un policier en civil de les filmer.
"L'objectif de cette manifestation, c'est de faire une démonstration de force et de nous adresser à nos camarades de Saint-Ouen pour discuter des attaques que le groupe subit aujourd'hui", a expliqué Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site d'Aulnay, dont le syndicat est à l'origine de cette action avec le syndicat Sud.
"Les gars de Saint-Ouen savent que leur usine (qui comporte des ateliers de ferrage et d'emboutissage, ndlr) peut fermer du jour au lendemain", a-t-il ajouté.
"Toutes ces choses vont vous arriver dans la gueule, comme ça nous arrive à nous ! Nous c'est maintenant, vous ce sera après !", leur a lancé Salah Keltoumi, responsable syndical CGT.
Selon un ouvrier de Saint-Ouen, "une trentaine" d'employés ont rejoint les manifestants d'Aulnay dans l'usine, sur les 300 présents à ce moment-là sur le site, qui emploie environ 700 personnes.
"On aimerait bien que les gens de chez nous suivent. Ils sont solidaires, mais ils ne veulent pas se mouiller", a expliqué cet ouvrier, qui souhaite rester anonyme.
La direction de PSA "s'élève avec vigueur contre les actes de violence d'une minorité" et "condamne avec fermeté des pratiques totalement contraires au dialogue social constructif et responsable mis en place avec les organisations syndicales représentatives", a indiqué un porte-parole du groupe à l'AFP.
L'usine d'Aulnay-sous-Bois, qui doit fermer en 2014, est touchée depuis mercredi par un mouvement de grève, qui se poursuivait vendredi, paralysant la production, selon les syndicats et la direction du site.
"Il y a une pression très forte dans les ateliers de la part des salariés grévistes", a assuré à l'AFP une porte-parole de la direction, qui n'était pas en mesure de communiquer un nombre de grévistes.
Selon cette porte-parole, "de nombreux actes d'incivilités" ont par ailleurs eu lieu dans l'usine vendredi matin, dont "des jets d'oeufs".
"La grève continue jusque-là où nos forces nous porterons, c'est-à-dire le plus loin possible", a commenté de son côté M. Mercier.
La direction de PSA a annoncé jeudi des mesures d'accompagnement financier de son plan de restructuration sur le site, ainsi que sur celui de Rennes, correspondant à au moins deux ans de salaires pour les salariés concernés.




