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Merci aux Kanaks ! Ils nous montrent la voie !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://aplutsoc.org/2021/12/14/merci-aux-kanaks-ils-nous-montrent-la-voie/
Le FLNKS et le Comité stratégique indépendantiste de non-participation (CSI-NP) avaient appelé à ne pas participer au troisième référendum d’autodétermination du 12 décembre en Nouvelle-Calédonie, pour permettre à la population de respecter la Coutume Kanak en cette période de pandémie et de mortalité exceptionnelle.
La surdité et l’entêtement du gouvernement qui a maintenu ce scrutin ont porté leurs fruits : les 96,50 % de ‘Non’ à l’indépendance dont ce gouvernement se targue ne s’appuient que sur une participation de 43,87 % des inscrits. En d’autres termes, le ‘Non’ est minoritaire.
Aujourd’hui les indépendantistes ont annoncé dans un communiqué qu’ils « ne reconnaissent pas la légitimité et la validité de ce scrutin qui leur a été confisqué ». Ils ont ajouté : « La voie du dialogue a été rompue par l’entêtement d’un gouvernement français incapable de concilier ses intérêts géostratégiques dans le Pacifique et son obligation à décoloniser notre pays », et : « ce référendum n’est pas conforme à l’esprit et à la lettre de l’accord de Nouméa, processus de décolonisation, et pas conforme également aux résolutions de l’ONU qui a inscrit la Nouvelle-Calédonie sur la liste des pays à décoloniser ». Ils ont annoncé ne plus se reconnaître engagés à respecter le calendrier Lecornu, ajoutant : « Les 18 mois annoncés ne sauraient commencer avec un gouvernement français en fin de mandat ».
En d’autres termes, un boycott annoncé à l’avance et organisé a permis de délégitimer un scrutin organisé par le gouvernement Macron.
C’est cette même voie que nous préconisons pour les présidentielles pourries de 2022 : dès le premier tour, organisons le boycott de ces élections, qui n’ont pour fonction que de tenter de redonner une légitimité à une 5e République totalement déconsidérée. Une « République » issue d’un coup d’État et qui a été justement qualifiée de « coup d’État permanent » par un de ses futurs présidents. Une « République » reposant sur une Constitution bonapartiste, établissant un régime présidentiel mais non parlementaire, avec un parlement croupion, chambre d’enregistrement des décisions de l’exécutif, servant de défouloir stérile à une « opposition » bien domestiquée, qui de toute façon peut être contournée si nécessaire par l’Article 49-3. Une « République » où le président dispose de « domaines réservés », non soumis au contrôle des parlementaires, incluant les affaires étrangères, les services secrets, le nucléaire civil et militaire, la possibilité de déclarer la guerre et d’appuyer sur le bouton de la bombe atomique. Une « République » où ont été mises en vigueur une régionalisation et une participation à la Salazar, retirant beaucoup de leurs prérogatives aux communes, impliquant les organisations ouvrières dans la gestion de l’État bourgeois. Une « République » où a été encouragée pendant des décennies une tentative de bipolarisation factice à l’américaine de la représentation politique (longtemps droite-gauche, maintenant de plus en plus « républicains » contre « fascistes »), rendant très difficile l’émergence d’une réelle opposition politique au pouvoir aux ordres du MEDEF, de l’Europe et donc des USA. Une « République » où, ces dernières années, des attaques perpétuelles contre l’hôpital public, contre l’éducation, contre le droit du travail, contre l’État de droit, contre les manifestations, etc. Une « République » au service du grand capital et contre la population, et donc incapable de lutter contre la crise environnementale et climatique, contre la pandémie en cours, et préparant de nouvelles catastrophes.
Face à ce régime moribond, la participation à la présidentielle de 2022, et même seulement à sa préparation à travers la « campagne présidentielle », doit être caractérisée pour ce qu’elle est, une complicité avec le pouvoir et une trahison des intérêts des travailleurs.
Ceux-ci sont de plus en plus mobilisés sur le terrain de la lutte des classes et organisés : gilets jaunes, mouvements de défense du droit du travail, des retraites, grèves pour les salaires et contre les licenciements, mouvements dans les Antilles et autres territoires d’ « outre-mer », etc.
S’appuyant sur ces mobilisations, et dans la continuité des abstentions massives lors des dernières élections, un boycott des présidentielles serait susceptible de délégitimiser l’élu(e) de ces élections et de permettre la mobilisation pour une Assemblée Constituante qui nous débarrassera de cette « République » destructrice. La tâche du moment est de gagner de plus en plus de travailleurs et démocrates à ce mot d’ordre de « boycott constituant », et d’organiser des réunions, de constituer des comités pour le préparer.
Emboîtons le pas aux kanaks de Nouvelle Calédonie et préparons la délégitimisation de la 5e République, préparons sa fin et son remplacement.
Alain Dubois
13 décembre 2021




