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Adresse du NPA à l’Assemblée anticapitaliste du 11 novembre
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Nous NPA nous félicitons de la tenue de cette Assemblée qui montre que, même en période de campagne électorale, des regroupements, associations, organisations anticapitalistes considèrent le débat autour des enjeux de la période et des réponses à y apporter comme une urgence partagée.
Nous partageons les préoccupations exprimées dans le texte d’appel concernant la dénonciation du mode de production capitaliste, et des dangers qui menacent l’humanité, en particulier sur le plan écologique et de la montée de l’extrême droite, ainsi que le projet de rupture avec le capitalisme, de la construction des luttes dans une perspective d’auto-organisation et d’autogestion.
Dans ce débat, nous voudrions porter 3 points qui nous le savons font discussions entre nous toutes et tous :
- L’enjeu de la construction de cadres unitaires pour appuyer, étendre et si possible généraliser les luttes : pas de trêve électorale pour les luttes,
- Pour répondre à l’émiettement des luttes et à la défiance politique généralisée des nouvelles générations militantes : l’actualité d’un parti politique pour la transformation révolutionnaire à partir des luttes et de l’auto-organisation des salariéEs et des oppriméEs elles et eux-mêmes,
- Face à la crise systémique et protéiforme du capitalisme, il ne peut pas y avoir de demi-mesures, il faut un projet de rupture avec ce système basé sur la défense de la propriété privée et qui porte une perspective d’émancipation de toutes les formes d’oppression et de domination qu’on l’appelle communisme, écosocialisme ou autogestion.
Ces 3 points nous semblent essentiels dans une actualité qui va être dominée par une droitisation renforcée de tout le champ politique polarisé par les extrêmes droites qui se posent en antisystème et/ou alternative mais qui représentent un danger mortel pour le mouvement ouvrier.
Les luttes sont le socle d’un changement émancipateur
Dans les séquences électorales, il est courant que les luttes perdent toute visibilité médiatique alors qu’elles sont loin de disparaître. Ce qui rend leur émiettement encore plus lourd de menaces. Une des causes de la perte de visibilité et de l’émiettement est l’absence de tout cadre et de toute initiative nationale se fixant un objectif de convergence et un plan de bataille capable de donner confiance dans la possibilité de bousculer les rapports de forces avec le gouvernement et avec la minorité de possédants. Discuter de nos capacités, à la hauteur de ce que nous sommes, de proposer et de défendre des revendications qui fassent converger réponses écologiques face à l’urgence climatique, réponses sociales (salaires / conditions de travail / logement), lutte contre l’autoritarisme et les oppressions pour fédérer les luttes existantes est une de nos priorités.
Nous savons que lorsque les luttes s’imposent sur le devant de la scène politique, les voix de l’extrême droite deviennent inaudibles. Et que ce sont les mobilisations de masse, les grèves dans la durée, leurs convergences dans un mouvement d’ensemble, qui peuvent donner un perspective politique crédible, concrète, au monde du travail, à touTEs les oppriméEs et les exploitéEs.
Construire un parti de transformation révolutionnaire pour tous les anticapitalistes
Dans le même temps, nous avons besoin de tirer des bilans de la séquence des luttes en cours, ne serait-ce que pendant le quinquennat de Macron : Gilets Jaunes, réforme des retraites, mobilisations féministes et LGBTI contre les discriminations et les violences pour leurs droits, mobilisations contre les violences policières et le racisme d’Etat et bien sûr pour la justice climatique ont marqué l’actualité et fait surgir de nouvelles générations militantes et des formes d’auto-organisation pour les porter. Mais force est de constater que ces mobilisa-tions pourtant extraordinaires par leur durée et leur ampleur, parfois leur concomitance, n’ont pas réussi à construire ni pendant les luttes, ni à leur issue, des alliances qui pourtant apparaissaient comme de bon sens et utiles à toute une partie des militantE ;sles plusengagéEs.
Pour nous le projet de construction d’un parti politique répond à deux besoins fondamentaux pour que celles et ceux qui luttent se sentent légitimes : construire une mémoire des luttes à partir de l’analyse des rapports de forces, et cette mémoire ne peut être que collective et donner une compréhension du système d’exploitation et de domination qui nous opprime. Produire un projet alternatif qui arme pour contester point par point le système capitaliste. CertainEs l’appellent « récit et projet émancipateurs », nous pensons que le concept de « conscience de classe » conserve son utilité, à condition de l’ancrer dans les réalités du XXIe siècle.
Enfin, le sens d’un parti est de proposer la coordination des actions de touTEs pour poser la question du pouvoir politique : ôter à la bourgeoisie et son État la direction de la société, que les classes populaires prennent le pouvoir pour engager une transformation révolutionnaire de la société.
Parce que discuter d’un projet de rupture avec les logiques mortifères du capitalisme, ne peut aboutir qu’à poser la question du pouvoir : qui décide ? pour répondre à quels besoins ? avec quels moyens pour mettre en œuvre les décisions ? Ces questions doivent devenir des questions politiques centrales dans tous les lieux de travail et d’études, dans les quartiers, jusqu’au cœur des familles. Et poser comme postulat qu’il n’y a pas de spécialiste savant, mais que les premierEs concernéEs sont les plus compétentEs pour établir un diagnostic, réfléchir et rechercher des solutions puis faire des choix parmi les différentes possibilités avant de les mettre en œuvre et de les valider ou invalider. Dire cela revient à assumer une rupture irréversible avec les règles d’or du capitalisme et les institutions qui le préservent.
Voilà ce que le NPA portera dans la prochaine période, en se servant de l’élection présidentielle comme d’un porte-voix. Vous le savez, nous sommes opposéEs à la fonction présidentielle et aux institutions de la Ve République, mais nous constatons qu’être présentEs dans cette échéance peut aider les luttes et contribuer à faire avancer notre projet politique. C’est en ce sens que nous mettons en discussion la campagne de Philippe Poutou, candidat du NPA mais qui a vocation à s’adresser bien plus largement, et dont nous souhaiterions faire un outil pour défendre nos idées communes, dans le respect de notre diversité.
Appel unitaire à l'Assemblée anticapitaliste du 11 novembre 2021




