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Covid-19 : l’appel à Macron des patients immunodéprimés "face à l’hécatombe qui les menace"
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Six présidents d'associations (Ellye, Transhépate, France Rein, Vaincre la mucoviscidose, SOS hépatites et Renaloo), représentants de personnes immunodéprimées, exhortent Emmanuel Macron à tout faire pour "protéger les plus fragiles".

Leur appel : "Monsieur le Président de la République, les personnes immunodéprimées sévères, qu'elles soient transplantées, dialysées, atteintes de certains cancers ou prenant certains traitements, sont actuellement en grand danger en raison de l'ampleur de la pandémie de Covid en France et de leur réponse nulle ou insuffisante à la vaccination. Dès à présent, elles représentent jusqu'à 30% des séjours en réanimation dans certains hôpitaux, alors qu'elles sont moins de 300.000 au total en France, et qu'elles ont d'ores-et-déjà reçu trois, quatre, voire cinq doses de vaccin.
Leur mortalité en cas de contamination reste très élevée - de l'ordre de 15 à 20% - sensiblement supérieure à celle des résidents d'Ehpad ; leur faible réponse vaccinale risque d'être encore plus insuffisante face à Omicron ; le risque encouru par chacune d'entre elles est très largement supérieur à celui des non-vaccinés du fait de leurs fragilité.
A l'heure actuelle, plus aucun traitement curatif du Covid n'est disponible en France, jusqu'aux livraisons attendues en février de Sotrovimab et Paxlovid
Si notre pays a été le tout premier au monde à autoriser le recours aux anticorps monoclonaux en prévention du Covid, dès aout dernier, moins de 10% des patients concernés ont pu en bénéficier, beaucoup d'hôpitaux ayant fait le choix de ne pas les administrer, ou ayant renoncé à le faire faute de moyens.
A l'heure actuelle, en raison de la perte d'efficacité de la plupart des anticorps monoclonaux face à Omicron, plus aucun traitement curatif du Covid n'est disponible en France, jusqu'aux livraisons attendues en février de Sotrovimab et Paxlovid.
Cette situation est d'autant plus préoccupante que, dans le contexte d'une forte tension hospitalière, les immunodéprimés dont l'état va s'aggraver en raison de la non-disponibilité de ces traitements risquent de se voir refuser l'accès des services de réanimation, en faveur de patients dont le pronostic sera meilleur.
Pour toutes ces raisons, un véritable drame humain se joue en ce moment même. Or, il peut être évité, tout comme la contribution démesurée de cette population à la mise en tension de notre système de santé.
Les personnes sévèrement immunodéprimées doivent désormais faire l'objet de messages de prévention larges, portés par l'Etat et relayés par les médias
Les personnes sévèrement immunodéprimées doivent désormais faire l'objet de messages de prévention larges, portés par l'Etat et relayés par les médias, les appelant à se protéger, y compris par un auto-confinement transitoire, mais aussi destinés à faire connaître au grand public la nécessité de la protection solidaire à leur apporter. Des masques FFP2 pris en charge doivent leur être proposés. Leurs employeurs, publics et privés, doivent être sensibilisés afin d'accompagner leur maintien à domicile, via le télétravail ou le chômage partiel.
Un dispositif permettant d'assurer leur protection par le traitement préventif Evusheld, dont l'accès précoce vient d'être rendu possible, doit être mis en place en urgence. Dans un contexte où la prophylaxie a jusque-là été un échec, et où la présence de patients immunodéprimés dans des hôpitaux surchargés de Covid constitue d'ores-et-déjà un danger immédiat pour eux, l'administration d'Evusheld à domicile, notamment par des prestataires, est un enjeu crucial.
Afin d'optimiser la prise en charge des patients immunodéprimés contaminés, des conditions prioritaires et sécurisées d'accès aux tests en cas de symptômes sont nécessaires. Dans l'attente de la disponibilité du Sotrovimab et du Paxlovid, des alternatives thérapeutiques doivent être rapidement recherchées : accès dérogatoire à Evusheld en curatif, recours à du plasma de convalescents, etc.
La circulation très intense d'Omicron fait aujourd'hui peser sur elles le risque d'une surmortalité aussi lourde qu'évitable
Monsieur le Président de la République, les personnes immunodéprimées que nous représentons ont d'ores et déjà payé un très lourd tribut à la pandémie : décès, séquelles, déprogrammations des soins, suspensions des greffes, qui menacent du reste de se produire à nouveau... La circulation très intense d'Omicron fait aujourd'hui peser sur elles le risque d'une surmortalité aussi lourde qu'évitable. Nous comptons sur vous pour que la France, qui a toujours affirmé sa priorité de protéger les plus fragiles, fasse clairement le choix qu'elle ne se produise pas."
Les signataires :
Guy Bouguet, président de Ellye
Eric Bulleux, président de Transhépate
Jean-Marc Charrel, Président de France Rein
Pierre Foucaud, président de Vaincre la mucoviscidose
Pascal Mélin, président de SOS hépatites
Nathalie Mesny, présidente de Renaloo




