Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Des maires insoumis pour tout changer | Clip officiel - Municipales 2026 (07/03)
- Romaric Godin : "La force fondamentale du capitalisme le pousse vers le néofascisme" (07/03)
- Quentin Deranque était en première ligne dans la bagarre (06/03)
- Tirer une balle dans la tête sans intention de donner la mort (06/03)
- Les États-Unis et Israël nous entraînent dans une barbarie suicidaire (06/03)
- Clémence Guetté sur RTL ce jeudi (06/03)
- Annuler LFI : le dangereux fantasme du PS (06/03)
- L’Iran est-il un "régime des mollahs" ? (05/03)
- BAYLET, notable p*docriminel ? | Documentaire | OFF (05/03)
- L’économie américaine : la réalité derrière le récit trumpien (04/03)
- Le Gaze à l’état fumeux. Sur "Bourgeois Gaze" de Rob Grams (04/03)
- En solidarité avec LFI et l’antifascisme. Construire un front social antifasciste et antiraciste (04/03)
- Emmanuel Todd : "Le début d’une guerre mondiale" (04/03)
- Face à LFI : le règne des interrogatoires (04/03)
- LA PERM : POLÉMIQUE MELENCHON EPSTEIN ? LA GUERRE USA, ISRAEL et IRAN ! (03/03)
- White Power : au coeur de l’extrême droite (03/03)
- Iran : lobbying pro-chah dans les médias français (02/03)
- Lordon : Marx va avoir raison (IA et lutte des classes) (02/03)
- Plus de 5 200 nouveaux militants en une semaine – LFI agrège de plus en plus de nouveaux soutiens en vue des municipales (02/03)
- HOLLANDE vs MÉLENCHON au 2ÈME TOUR : la PROPHÉTIE INTERDITE !! (01/03)
- Le Figaro modifie ses articles de manière orwellienne et Médiapart s’en prend à Contre Attaque (01/03)
- Meeting avec Jean-Luc Mélenchon et Mickaël Idrac à Perpignan ! (01/03)
- Meeting de Mélenchon à Lyon : ce que les médias ne veulent pas que vous entendiez (28/02)
- ABATTRE MÉLENCHON ET LFI, PROMOUVOIR LE RN (27/02)
- Meeting avec Jean-Luc Mélenchon, Anaïs Belouassa-Cherifi et Florestan Groult à Lyon ! (26/02)
Liens
Non à la facturation du passage aux urgences !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Après le forfait hospitalier, les franchises sur les soins et médicaments, les tests payants, les masques payants, les déremboursements toujours plus nombreux pour des médicaments dits « de confort » ; après les fermetures de lits, d’hôpitaux de proximité, de services d’urgences ; après les déserts médicaux – 3,8 millions de personnes vivent dans un désert médical, la difficulté à trouver généralistes et spécialistes…
C’est une nouvelle étape dans la privatisation de la santé, et vers l’exclusion des plus précaires d’un accès aux soins. Après un report d'un an, le gouvernement met en place, en toute discrétion, un « forfait patient urgence » d’un peu moins de 20 euros le 1er janvier 2022. L'application de cette mesure votée en 2020, dans la loi de financement de la Sécurité sociale 2021, avait été différée.

Risque de privation de soins
Le « forfait urgences » est une somme à verser si vous passez aux urgences hospitalières et que ce passage n’est pas suivi d’une hospitalisation. Comme si on allait aux urgences par plaisir ou par désœuvrement ! La somme n’est pas remboursée par la Sécurité sociale mais par votre mutuelle si vous en avez une ou la CMU, soit 95 % de la population.
L’objectif affiché du gouvernement est de « désengorger les urgences ». On imagine parfaitement les conséquences d’un tel choix : comme il est impossible de savoir à l’avance si on va finir ou pas hospitalisé, les personnes qui ne pourront pas payer ce « forfait » risquent de se priver de soins.
Imaginons le cas de quelqu’unE, souffrant d’un abcès, qui, ne voulant pas quitter son travail, attend d’avoir fini sa journée vers 18h, cherche un médecin généraliste, n’en trouve pas, du fait de la baisse continue du nombre de généralistes (20% des patientEs disent s’être rendus aux urgences dans les deux dernières années par manque de disponibilité d’un médecin de ville), se dirige donc vers les urgences de l’hôpital le plus proche, se fait soigner et ne nécessite pas d’hospitalisation : il devra dans tous les cas avancer 20 euros et, s'il fait partie des 5% n'ayant ni mutuelle ni CMU, payer de sa poche !
Logique financière et administrative
Plus grave, cette décision, qui passe pour le moment inaperçue, renforce la marchandisation de la santé : il faudra sortir sa carte bleue pour être admis aux urgences, ce qui pénalisera les plus précaires. C’est une attaque supplémentaire contre la Sécurité sociale, et le principe de l’accès gratuit pour toutes et tous à la santé. Car en principe, c’est à cela que sert l’argent public, aux besoins vitaux, au bien commun. À condition qu’il ne se dore pas au soleil des paradis fiscaux.
Ce gouvernement, comme les précédents, reste dans une logique financière et administrative de la gestion des hôpitaux. À mille lieux des besoins réclamés par toutes et tous depuis longtemps.
C’est encore une de ces nombreuses luttes à mener qui devront nécessairement converger et balayer ce système pour qu’enfin l’avis et la vie du plus grand nombre soit prioritaire sur la recherche des profits et en l’occurrence sur l’accaparement par les assurances des milliards gérés par la Sécurité sociale !




