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Les États-Unis et la Russie s’affrontent sur l’Ukraine : une guerre à l’horizon ?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
L’Ukraine est au centre d’une dangereuse lutte entre les États-Unis et la Russie qui pourrait déboucher sur une invasion russe, des sanctions économiques occidentales, une cyberguerre mutuelle et, avec deux puissances nucléaires impliquées, pourrait même, dans un scénario extrême, déboucher sur un conflit où seraient éventuellement utilisées des armes nucléaires tactiques.

Au cœur de cette affaire se trouve notamment le projet d’affiliation de l’Ukraine à l’Otan. Le président étatsunien Joseph Biden et le président russe Vladimir Poutine ont tous deux invoqué l’histoire et les ambitions actuelles de leur pays, utilisant l’Ukraine comme une occasion de réaffirmer leurs prétentions à dominer l’Europe de l’Est.
Il y a quelque temps, Poutine a déploré la chute de l’Union soviétique, la qualifiant de « plus grand désastre géopolitique du 20e siècle ». Sous la monarchie tsariste, l’Ukraine faisait partie de l’empire ; elle a été ensuite incorporée à l’URSS. Poutine semble vouloir la démanteler et la réincorporer à la sphère d’influence russe. Actuellement, Poutine, prétendant que les États-Unis et leurs alliés menacent la Russie en soutenant l’Ukraine, a mobilisé environ 100 000 soldats qui seraient, le cas échéant, en mesure d’entrer en Ukraine.
Biden a fait ses propres affirmations agressives. En juin de l’année dernière, il a déclaré aux alliés d’Europe occidentale : « L’Amérique est de nouveau en mesure de diriger le monde aux côtés de nations qui partagent nos valeurs les plus profondes. […] Nous pensons que l’Otan est essentielle à notre capacité de maintenir la sécurité américaine pour le reste du siècle ». Il a précisé : « Nous sommes solidaires de nos précieux partenaires, l’Ukraine et la Géorgie, et nous continuerons à soutenir leurs réformes, ce qui les rapprochera de l’Otan. » Biden a également déclaré que les États-Unis considéraient l’article 5 du traité de l’Otan – qui stipule qu’une attaque contre un pays est une attaque contre tous – comme « un engagement sacré ».
L’Ukraine, un point chaud
L’Ukraine, profondément divisée géographiquement et politiquement entre les politiques pro-occidentales et pro-russes, est devenue un point chaud. Indépendante depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, l’Ukraine a initialement établi des relations avec la Communauté des États indépendants (anciens États soviétiques) et également avec l’Otan et l’Union européenne sans encore pouvoir y adhérer. Lorsque l’ancien Premier ministre Viktor Ianoukovitch, partisan de privilégier les relations avec la Russie, a truqué l’élection présidentielle de 2004, la révolution orange a forcé la tenue d’un nouveau scrutin et Viktor Iouchtchenko, partisan de l’Occident, a été élu. M. Ianoukovitch a toutefois remporté l’élection présidentielle de 2010 et a décidé, en 2013, de suspendre l’accord d’association négocié avec l’Union européenne et de s’affilier à l’Union économique eurasienne autour de la Russie. Cela a conduit aux manifestations de l’Euromaïdan et à la révolution ukrainienne de 2014, au cours de laquelle Ianoukovitch a été évincé et remplacé par un président pro-occidental.
En réponse à ces développements, Poutine a envoyé en 2014 des forces russes pour envahir et s’emparer de la péninsule ukrainienne de Crimée, la revendiquant pour la Russie. Et s’appuyant sur le mécontentement des russophones (en 2014, le Parlement ukrainien a remis en cause la place officielle du russe dans les régions où les russophones constituent une minorité significative), la Russie est intervenue militairement dans la région du Donbass dans l’est de l’Ukraine en appui aux manifestants et milices pro-russes, et y soutient encore aujourd’hui deux « républiques », qui ont proclamé leur autonomie par rapport à l’Ukraine, et leurs forces militaires. Le conflit est loin d’être réglé et quelque 13 000 personnes ont été tuées depuis avril 2014.
Bruits de bottes
L’Ukraine, qui avait rejoint le Conseil de coopération de l’Otan en 1991, coopère avec l’Otan depuis lors, et prévoit toujours de s’y affilier. Lors de leur sommet de 2021, les dirigeants de l’Otan ont réaffirmé leur intention de faire à terme de l’Ukraine un membre à part entière, affirmant que la Russie n’aurait aucun droit de veto sur cette décision. Poutine affirme que l’Ukraine ne doit pas rejoindre l’Otan et que les forces de l’Otan en Europe de l’Est doivent être retirées. Si elle adhère à l’Otan, la Russie « se comportera comme les États-Unis se comporteraient si des armes offensives se trouvaient à proximité des États-Unis ». Lorsque l’Union soviétique a placé des missiles à Cuba en 1962, les États-Unis ont fait pression sur l’URSS pour qu’elle les retire et le monde est passé à deux doigts d’une guerre nucléaire.
L’extrême gauche européenne s’oppose à la fois à Biden et à Poutine, mais il n’y a pas de mouvement anti-guerre aux États-Unis et aucun n’est possible en Russie. Nous devons nous exprimer maintenant, en nous opposant d’abord à l’impérialisme US et en soutenant une Ukraine indépendante, libérée de toute ingérence russe mais aussi des courants d’extrême droite et des oligarques capitalistes ukrainiens.
Traduction Henri Wilno




