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Sandrine Rousseau exclue de l’équipe de campagne de Yannick Jadot
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Sandrine Rousseau exclue de l’équipe de campagne de Yannick Jadot (reporterre.net)

L’ambiance est délétère chez les Verts. Jeudi 3 mars, Sandrine Rousseau a été exclue de l’équipe de campagne de Yannick Jadot. Elle tenait officiellement le rôle de présidente du conseil politique du candidat – mais elle apparaissait en réalité très peu à ses côtés. L’écoféministe, arrivée en deuxième position de la primaire du parti en septembre, ne cachait pas ses doutes quant à certains choix du candidat écologiste à la présidentielle. Elle revendique un projet d’« écologie radicale », de « rupture », quand l’eurodéputé préfère, lui, prôner une écologie de consensus. « Dans les années qui viennent, il va falloir assumer des décisions qui seront pas forcément très populaires », affirmait-elle à Reporterre l’année dernière.
Un article du Parisien, publié dans la soirée du 3 mars, a mis le feu aux poudres. D’après le journal, Sandrine Rousseau aurait tenu face à des journalistes des propos très critiques sur le candidat et son équipe. Elle aurait notamment affirmé que la campagne manquait d’un « récit », que le discours était trop « flou ». « Zemmour ou Macron imposent un récit. Nous, on vend des chaudières ! », aurait-elle ironisé.
Jusqu’à clamer que les stratèges politiques du parti étaient « juste nuls » et « se plant[aient] » sur tout. Sandrine Rousseau a démenti ces propos auprès de l’Agence France presse, ils ont toutefois été confirmés par plusieurs journalistes. Sollicitée, l’écoféministe n’a pas répondu aux questions de Reporterre.
Quelques minutes après la publication de l’article du Parisien, la sanction est tombée. « Sandrine Rousseau n’assume plus de responsabilités au sein de la campagne écologiste », a écrit Mounir Satouri, le directeur de la campagne de Yannick Jadot, dans un communiqué de presse. Interrogé vendredi 4 mars sur Public Sénat, le candidat écologiste a déclaré que cette éviction était une « clarification après des semaines et des semaines de parasitages ». « Ce n’est pas moi qui divise. Les gens qui considèrent que ce sont leurs prises de position personnelles, leur avenir personnel, qui doivent prédominer, ce sont eux qui prennent la décision de sortir du collectif », a-t-il poursuivi.
Une référence aux objectifs supposés de Sandrine Rousseau, qui envisagerait de se présenter aux élections législatives et de briguer la direction du parti Europe Écologie-Les Verts. D’après Le Parisien, elle imaginerait même créer son propre mouvement politique.
À une trentaine de jours du premier tour de l’élection présidentielle, se pose désormais la question : qui Sandrine Rousseau va-t-elle soutenir ? Rester loyale à son parti, en dépit de cette éviction ? Ou rejoindre l’équipe de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), avec qui elle n’a jamais caché ses affinités ? L’ancien porte-parole de Sandrine Rousseau, Thomas Portes, a d’ailleurs rallié le mouvement de L’Union populaire dès le mois de décembre.




