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11 partis politiques suspendus en Ukraine
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11 partis politiques suspendus en Ukraine (editoweb.eu)
Le Conseil national de sécurité et de défense de l'Ukraine suspends les activités de plusieurs partis politiques.
Sont ciblés, les principaux partis politiques représentatifs des russophones de l'Est de l'Ukraine, et les derniers partis légaux de centre-gauche/gauche.
Article et traduction Nico Maury

Il y a quelques jours, notre "philosophe" national Bernard Henri Lévy faisait du tourisme à Odessa en compagnie du gouverneur néonazi de l'oblast, Maxim Marchenko, ancien commandant du bataillon Aidar de 2015 à 2017. Il déclamait son amour pour l'Ukraine, ce rempart contre les barbares orientaux, ces sauvages venus des steppes, menaces contre les "valeurs démocratiques de l'Europe".
Ces quelques mots feront de moi un horrible partisan de l'intervention impérialiste de Vladimir Poutine contre l'Ukraine.
Et pourtant, je doute que les valeurs démocratiques de l'Europe acceptent la suspension de 11 partis politiques ukrainiens. Où alors, et je ne doute pas, la démocratie et ses valeurs se mesurent uniquement en fonction de la couleur de la peau et de l'acceptation d'un système économique.
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyi a déclaré le 20 mars que, conformément à la décision du Conseil national de sécurité et de défense, un certain nombre de partis politiques sont suspendus. Le motif avancé, ils seraient trop proche des russes, car ils sont essentiellement implantés dans les populations russophones d'Ukraine.
Parmi les partis et coalitions suspendus ont retrouve les principaux partis représentatifs des russophones de l'Est de l'Ukraine comme la "Plateforme d'opposition - Pour la vie" et le "Bloc d'opposition". Des partis représentés à la Rada et dans les oblasts qui connaissent la guerre depuis 2014.
Mais aussi les dernières organisations de centre-gauche comme le "Parti Socialiste d'Ukraine", "Les socialistes" où de gauche comme "l'Opposition de gauche", "l'Union des forces de gauche" et le "Parti Socialiste Progressiste d'Ukraine".
La première vague d'interdiction a commencé en 2015 avec les communistes (3 partis communistes actifs ont été interdits) et aujourd'hui cette interdiction s'étend aux partis de centre-gauche et aux partis implantés à l'Est de l'Ukraine.
« Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »
Martin Niemöller (1892–1984)




