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Répression à l'ENS : sanctions malgré la mobilisation
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Informée du rassemblement, la direction a déplacé les conseils de discipline in extremis au rectorat (Sorbonne), sous surveillance policière...
Par ailleurs, la pétition a recueilli 1100 signatures en quelques jours et les personnels ex-grévistes du printemps ont fait grève hier et aujourd'hui.
La direction a infligé des sanctions, mais en essayant d'éviter le scandale. Alors qu'ils/elles encouraient l'exclusion, la plupart des élèves convoqué-e-s, presque tous syndicalistes, s’en sortent avec un avertissement (non inscrit au dossier), mais l’un écope d’un blâme (inscrit 3 ans au dossier, ce qui peut compromettre l’obtention d’une allocation de thèse à sa sortie de l’École).
CLIQUEZ ICI et ICI POUR LIRE LES DEPECHES DE PRESSE
CLIQUEZ ICI lire l'article du Monde
Article du comité de l'ENS pour le prochain "Tout est à nous":
Contre la répression des militantEs à l’ENS !
Cette année, l’Ecole Normale Supérieure de Paris a été secouée par un conflit social long et combatif, impliquant élèves, étudiantEs et travailleurEUSEs du ménage et de la restauration contre la précarité et les conditions de travail. Ce mouvement s’est terminé par une victoire : même si nous n’avons pas obtenu les titularisations et les créations de postes espérées, la direction a dû lâcher 22 CDIs et une augmentation de salaire, déplacer le chef de service violent, raciste et homophobe, et céder sur le paiement de plus de 80% des jours de grève. Mais au début du mois de juillet, neuf élèves ayant participé au mouvement ont été convoquéEs en conseils de discipline pour des faits commis ou censément commis au cours du mouvement. TouTEs les convoquéEs se voient reprocher d’avoir occupé illégalement les locaux de la direction ; deux d’entre eux, plus lourdement chargés, sont également accusés d’avoir brisé un mur en contreplaqué avec un pied de biche, d’avoir « envahi » le bureau de la DRH, et même d’avoir participé à l’ « organisation illégale d’un banquet » de soutien au mouvement et à une opération « Pot gratuit », consistant à servir gratuitement à manger à la cantine. Un vol imaginaire de documents est également imputé aux élèves mobiliséEs.
La direction se cache derrière la légalité et cherche à faire passer l’ensemble des militantEs pour des délinquantEs. Elle est pourtant particulièrement mal placée pour le faire, elle qui a maintenu des travailleurEs dans la précarité pendant des années et couvert les violences commises par le chef de cuisine. De plus, ces conseils de discipline pour faits de grève sont inédits à l’ENS : les derniers conseils convoqués l’ont été, il y a une dizaine d’années, pour un cas de proxénétisme dans une chambre de l’internat et pour l’envoi d’un mail antisémite et homophobe. Mais la directrice Monique Canto-Sperber ne sait manier que le bâton : il s’agit d’une nouvelle étape dans la répression du mouvement, après l’appel à des vigiles, les convocations au Tribunal administratif de cinq camarades et la brutale évacuation policière des locaux occupés pendant quatre semaines. En réalité, il s’agit d’une vengeance à la fois personnelle et politique : la direction veut faire payer aux militantEs la défaite qu’ils/elles lui ont infligée et les mauvais moments qu’ils/elles lui ont fait passer, mais aussi mater toute velléité de résistance collective à l’avenir en sanctionnant principalement des syndicalistes (sept élèves sur neuf) dont deux camarades du NPA.
Face à cette répression scandaleuse, nous nous mobilisons et resterons mobiliséEs contre les sanctions disciplinaires, mais aussi contre les différentes plaintes déposées au pénal. Les travailleurEUSEs mobiliséEs pour leurs CDI avec le soutien des élèves sont solidaires, à présent, de ces mêmes élèves face à la répression, et se sont remisES en grève lundi 11 et mardi 12 juillet.
Mardi, jour des conseils de discipline, une centaine de personnes (dont des représentantEs nationaux/ales de la CGT, de Solidaires, du PCF, du PG et du NPA) se sont rassemblées pour protester contre leur tenue. La mobilisation a certainement contribué à ce que la plupart s'en sortent avec un avertissement (ils risquaient jusqu'à une exclusion temporaire ou définitive de l'ENS), mais un camarade a tout de même reçu un blâme, qui restera trois ans dans son dossier administratif, compromettant ses chances d'obtenir une allocation de thèse à sa sortie de l'Ecole . Pour faire annuler ces sanctions, les élèves réfléchissent à faire appel aux armes du droit (recours au CNESER, au Conseil d’Etat… car les convocations des conseils sont entachées d’irrégularités évidentes) et, comme lors de la grève du printemps, à celles de la lutte collective, démocratique et auto-organisée.
Le comité NPA de l'ENS




