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Être Kurde et Iranienne, c’est un combat !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Être Kurde et Iranienne, c’est un combat ! – Arguments pour la lutte sociale (aplutsoc.org)

Depuis sa mort, Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs pour un foulard « mal porté », est devenue un symbole de la répression et de la brutalité meurtrière de la police de l’Etat des mollahs et des bassidji. Elle est aussi devenue le symbole d’un large mouvement de manifestations au Kurdistan et en Iran contre le régime de l’ayatollah Ali Khamenei.
Dans de nombreuses villes, les femmes brandissent leurs voiles au-dessus de leurs têtes, en scandant « A bas le dictateur ! » , « Mort au dictateur ! » « Femme, vie , liberté ! » . Sur les réseaux sociaux, on peut voir des vidéos de femmes dans lesquelles elles se coupent les cheveux, ou brûlent leur voile en public, sous les applaudissements de la foule rassemblée pour protester contre ces règles de la République Islamique et en hommage à Mahsa Amini.
Des étudiantes de l’université de médecine de Tabriz, une grande ville dans le nord-ouest du pays, scandait : «La liberté est notre droit, Jina [le nom kurde de Mahsa,] est notre symbole !»
Depuis sa mort vendredi, après trois jours de coma, une vague de colère se répand dans le pays. Dans sa région d’origine, le Kurdistan, des grèves et des manifestations ont été signalées dès samedi, date de son inhumation, et à nouveau lundi. A Téhéran et dans les grandes villes du pays, les universités bouillonnent. La colère gronde sur les campus iraniens et atteint les rues, où les forces de sécurité sont déployées en masse d’après les vidéos circulant sur Internet.
Elles n’ont plus peur
De plus en plus de manifestants pas seulement des jeunes, mais aussi des familles avec enfants et des personnes âgées descendent dans la rue pour manifester leur colère contre ce régime… « Nous regardions les policiers dans les yeux. C’était comme si ma peur s’était évaporée en voyant le courage des autres. » dit une manifestante de Téhéran.
Au Kurdistan et dans les grandes villes, les Iraniens descendent dans la rue pour dénoncer la mort de la jeune femme. Si des hésitations se font entendre au sein du régime, la police continue de répondre aux rassemblements par la violence.
Dès samedi, dans sa ville natale de Saqqez où elle a été enterrée, la révolte des femmes s’exprimait, et encore lundi. A Divandarreh, une ville d’environ 35 000 habitants, des tirs d’armes automatiques sont rapportés, de même qu’à Sanandaj, la capitale régionale. A Marivan, où vivent 135 000 personnes, une grève générale a bloqué l’activité économique de la ville, tout comme à Saqqez, dans le nord-ouest du pays, la manifestation a été dispersée samedi à tirs de gaz lacrymogènes par les forces de sécurité iraniennes. « Les manifestantes contestent le voile comme un symbole religieux et politique de la République islamique. » et la police des mœurs est de plus en plus attaquée. Mardi 20 septembre des rassemblements ont eu lieu dans le centre de Téhéran et de nombreuses personnes ont été tabassées, arrêtées, dispersées par les forces de l’ordre par des tirs de flash-ball.
Selon l’ONG Kurdistan Human Rights Network il y a déjà de nombreuses victimes :
« Dans le Kurdistan, il y aurait 6 morts, 221 personnes ont été blessées, dont 70 manifestantes et 250 arrestations » déclare le chercheur Asso Hassan Zadeh ( ancien vice-secrétaire du PDK d’Iran).
Dans une autre université de Téhéran, des manifestants ont chanté des slogans contre « l’asservissement, le chômage et le port obligatoire du hijab pour les femmes ».
« Le Kurdistan sera la tombe des fascistes », ont lancé des courageux de l’université Tarbiat Modares. Des étudiants se sont également rassemblés à Ispahan, la deuxième ville du pays.
La révolution commence par les femmes.
Elles sont de plus en plus nombreuses à être dans la rue, sans voile, cheveux coupés donnant une énergie et une détermination communicative aux manifestations qui prennent de plus en plus d’ampleur dans tout le pays après la mort de Mahsa Amini.
Des femmes en Iran sont tuées par le régime des mollahs, mais elles enlèvent courageusement leur hijab et combattent et résistent ainsi contre un gouvernement anti femmes…contre la milice détestée du régime.
Cela ressemble au début de la grande révolution de 1923 en Égypte qui avait aussi commencé par une mobilisation où des femmes avaient retiré leur voile en public.
Il est possible que les manifestations féministes actuelles en Iran aient une influence au Pakistan, en Inde, en Afghanistan, en Syrie, et partout où les droits des femmes sont bafoués, contre l’oppression et toutes les discriminations, pour chasser les dictateurs, les oppresseurs et le capitalisme. L’internationalisme c’est aussi la mobilisation pour détruire la République islamique afin que la vie et les voix des femmes soient entendues et respectées.
Hélène.
Masha Amini.





