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Le sociologue Michel Pinçon, observateur de la grande bourgeoisie, est mort à l’âge de 80 ans
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Ex-directeur de recherche au CNRS, il avait commencé comme sociologue des ouvriers, avant d’étudier la transmission de la richesse.

La sociologie française a perdu l’un de ses plus célèbres représentants. Michel Pinçon est mort à l’âge de 80 ans, lundi 26 septembre, selon une information publiée par L’Humanité mercredi, et confirmée auprès du Monde par son éditeur, La Découverte, qui précise qu’il était atteint de la maladie d’Alzheimer.
Ancien directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Michel Pinçon avait commencé comme sociologue des ouvriers, avant de se tourner vers la transmission de la richesse dans la noblesse et la haute bourgeoisie. Ce sont ces travaux sur les plus riches, menés en tandem avec son épouse, Monique Pinçon-Charlot, qui avaient rendu le duo célèbre. « Je dis toujours que nous avons écrit vingt-sept livres à quatre mains », a déclaré celle-ci à l’Agence France-Presse (AFP).
Né le 18 mai 1942 à Lonny, un village des Ardennes, Michel Pinçon a grandi dans une famille ouvrière. « Il a été passionné, habité par la sociologie depuis son enfance, avec son origine ouvrière de la vallée de la Meuse, et son attachement à l’Etat-providence qui donnait à des enfants comme lui la possibilité de faire ses études », a dit son épouse.
« Deux boiteux »
Ils se sont rencontrés en 1965 lors de leurs études à Lille. « Ça a été un coup de foudre réciproque, entre deux boiteux qui avaient des névroses de classe inversées », a commenté Monique Pinçon-Charlot, qui est d’origine bourgeoise, fille d’un magistrat. Fascinés par la sociologie de Pierre Bourdieu, ils ont poursuivi une longue carrière de chercheurs à partir des années 1970. « Michel a toujours été habité par cette volonté de comprendre les injustices, qu’elles soient sociales, économiques, et surtout symboliques, celles dont il a le plus souffert lui-même », a encore expliqué son épouse.
Dans les beaux quartiers (PUF, 1989) ou encore Les Ghettos du gotha (Seuil, 2007) figurent parmi les ouvrages les plus emblématiques du duo, qui avait su sortir des formats classiques de la sociologie, en livrant, par exemple, en 2009, une étude de quelques arrondissements parisiens présentée sous la forme d’un guide de voyage (Paris : quinze promenades sociologiques, Payot).
« Excellent apport »
Retraités depuis 2007, les Pinçon-Charlot avaient quitté depuis la rigueur des canons scientifiques pour se livrer à des observations davantage impressionnistes. Fortement politisé, le couple était marqué à gauche, et résolument opposé à Emmanuel Macron, comme en témoigne leur ouvrage Le Président des ultrariches (La Découverte, 2019).
La mort du sociologue a suscité, sur Twitter, plusieurs réactions de responsables politiques de gauche. « Je rends hommage à ce compagnon de route, grand sociologue, qui n’a eu de cesse, avec Monique, de décrypter les rapports de domination sous toutes ses formes », a commenté Fabien Roussel, député du Nord et secrétaire national du Parti communiste français.
« Les travaux des Pinçon-Charlot sur la sociologie de l’oligarchie sont un excellent apport à notre combat politique pour l’égalité et la justice », a écrit Raquel Garrido, députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis. « Michel Pinçon n’a jamais fait semblant d’être neutre. Les travaux de Michel et Monique ont inspiré nos combats contre les inégalités », a aussi considéré Benoît Payan, le maire (union de la gauche) de Marseille.
Le Monde avec AFP




