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Salaires : la mobilisation dans les usines PSA continue et se propage
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Vendredi 16 septembre, les ouvrierEs de PSA Hordain (ex-Sevelnord) avaient ouvert le bal dans le Nord. 500 ouvrierEs sur trois équipes s’étaient mis en grève pour l’embauche des intérimaires en CDI et une augmentation de salaire : 400 euros par mois et 6 000 euros de prime défiscalisée. La mobilisation, par des débrayages notamment, s’est poursuivie toute la semaine suivante.
Sur fond de grève à PSA Hordain, où les ouvrierEs défilent en criant ce slogan, et d’un appel de la CGT PSA à la grève derrière les mêmes revendications, des dizaines voire des centaines d’ouvrierEs ont débrayé ou se sont rassemblés dans plusieurs usines du groupe.
« De l’argent il y en a dans les caisses de PSA ! »
Mobilisation à PSA Douvrin samedi 17, à PSA Valenciennes lundi 19, à PSA Sochaux mardi 20… Jeudi 22, à PSA Poissy, des centaines d’ouvrierEs se sont rassemblés sur le temps de pause sur les trois équipes, au montage et au ferrage. La direction leur demandait la semaine dernière d’aller remplacer les grévistes dans le Nord : c’était la meilleure réponse à lui faire.
Vendredi 23, une centaine d’ouvrierEs à PSA Charleville dans les Ardennes ont débrayé à leur tour, certains syndicats qui s’opposaient au débrayage le matin l’ont rallié quelques heures plus tard. Lundi 26, ceux de Charleville étaient encore près de 200 à débrayer, 130 à PSA Trémery (près de Metz), une centaine à PSA Sept-Fons (Allier) et une centaine d’ouvriers se sont rassemblés à PSA Caen au changement d’équipe…
Tous ceux qui se sont mis en grève ont débrayé ou se sont réunis pour discuter de réelles augmentations de salaires l’ont fait sans attendre la négociation proposée mardi 27 par la direction de PSA-Stellantis. Celle-ci s’était empressée de proposer une réunion sur une prétendue « prime exceptionnelle » de peur d’une extension de la mobilisation qui ne s’est pas arrêtée, bien au contraire, avec cette annonce. Des syndicats béni-oui-oui qui n’avaient même pas appelé à débrayer et qui parfois s’y étaient opposés, se sont précipités pour la négocier.
La direction propose une prime pour bloquer les salaires
La direction voulait imposer une prime pour mieux bloquer les salaires, mais les ouvrierEs se sont mobilisés pour l’une et l’autre : la prime et l’augmentation des salaires. Pour eux aucune raison d’opposer les deux, car si la direction a les moyens de lâcher la prime, alors elle a aussi les moyens d’augmenter durablement les salaires, qui vaudront tous les mois, toute l’année et qui compteront pour la retraite.
Beaucoup d’ouvrierEs, y compris parmi ceux qui ne sont pas encore mobilisés, attendaient de voir le montant de cette prime que la direction proposerait le mardi 27. Mais, force est de constater que son annonce n’a pas calmé les esprits. La manœuvre de la direction a donc déjà en partie échoué. Des esprits qui pourraient bien encore davantage s’échauffer si son montant n’était pas à la hauteur des attentes. Car la colère sur les salaires se conjugue parfois avec celle provoquée par les conditions de travail, qui suscitent (comme à PSA Hordain ou Poissy par exemple) des débrayages locaux pour l’embauche et contre les suppressions de postes.
Avec 13,6 milliards de profits en 2021 et 8 milliards de profits rien que pour le premier semestre 2022, le salaire du PDG Carlos Tavares à 19 millions d’euros en 2021 (dont deux millions de salaire fixe, en augmentation, lui, de 17,6 % par rapport à 2020)… Les ouvriers ont bien raison de réclamer leur dû, de maintenir toutes leurs revendications et de venir les crier à la manifestation du 29 septembre, côte à côte avec les salariéEs des autres secteurs.




