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Au Pérou, après l’annonce du maintien en détention de Pedro Castillo, sept morts lors d’affrontements avec l’armée
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le parquet craint un « risque de fuite » de l’ex-président, déchu le 7 décembre après une tentative ratée de dissolution du Parlement. Maintenu en détention provisoire pour dix-huit mois, il encourt dix ans de prison.

Des partisans du président péruvien destitué Pedro Castillo manifestent sur une autoroute tandis que des policiers arrivent pour dégager les débris, à Chao, dans le nord du Pérou, le 15 décembre 2022. HUGO CUROTTO / AP
Ils sont des milliers dans la rue à réclamer sa libération, mais le président péruvien déchu Pedro Castillo a été maintenu, jeudi 15 décembre, en détention provisoire pour dix-huit mois par la Cour suprême du Pérou. Le même jour, sept personnes qui manifestaient en son soutien ont été tuées « dans divers points de la ville » d’Ayacucho, dans le sud du pays, lors d’affrontements avec l’armée, selon les autorités sanitaires régionales.
L’ex-président de gauche radicale est incarcéré depuis sa destitution, le 7 décembre, à la suite de sa tentative ratée de dissoudre le Parlement, que ses adversaires ont qualifiée de coup d’Etat manqué. Le parquet, rappelant que M. Castillo avait essayé de se réfugier à l’ambassade du Mexique après sa destitution, réclamait son maintien en détention jusqu’en juin 2024, en invoquant un « risque de fuite ». Poursuivi pour « rébellion » et « conspiration », l’ex-président encourt dix ans de prison, selon le procureur Alcides Diaz.
« On le sentait venir (…). Nous ne sommes pas allés à l’audience, car nous refusons de prendre part à cette mascarade », a dénoncé l’avocat de M. Castillo, Ronald Atencio, annonçant qu’il allait faire appel.
Deux nouveaux morts jeudi lors des manifestations de soutien
Dans les rues, la mobilisation des partisans de Pedro Castillo ne faiblit pas malgré l’état d’urgence décrété mercredi pour trente jours dans tout le Pérou. Cette mesure permet à l’armée de participer aux opérations de maintien de l’ordre.
La police a précisé que presque la moitié de ces blessés provenaient de ses rangs. « Nous exigeons des forces armées l’arrêt immédiat de l’usage d’armes à feu et de bombes lacrymogènes lancées par hélicoptère », a déclaré dans un communiqué le bureau du Défenseur du peuple, une entité publique chargée de veiller au respect des droits humains au Pérou, qui a également dénombré 340 blessés.
Les manifestations les plus virulentes ont eu lieu dans le sud du pays, où cinq aéroports restent fermés (Andahuaylas, Arequipa, Puno, Cuzco et Ayacucho). Plus d’une centaine de routes sont bloquées par des protestataires à travers le pays, et le train vers le célèbre site du Machu Picchu a cessé de fonctionner, empêchant les touristes d’y accéder.
Des rassemblements quotidiens depuis la destitution de M. Castillo par les députés se tiennent près du Parlement à Lima. De nombreux policiers et membres des forces armées étaient présents jeudi soir dans le centre de la capitale.
« Il faut une réponse énergique, autoritaire » face aux violences, avait lancé le ministre de la défense, Alberto Otarola, soulignant que l’état d’urgence comprenait « la suspension de la liberté de circulation et de réunion » avec « possibilité de couvre-feu ».
« Il n’y a pas de justice »
Devant la caserne de police où est détenu M. Castillo, à Até (à l’est de Lima), nombre de ses soutiens campent et réclament sa libération. Sa nièce, Vilma Vasquez, 42 ans, a dénoncé devant la presse l’absence de « justice ». « Dès le premier jour de sa prise de fonction, et encore plus pendant la campagne, nous étions déjà des terroristes. Le jour où le président Castillo a pris ses fonctions, ils ne l’ont pas laissé gouverner, nous étions des voleurs, nous étions corrompus. Il n’y a pas de justice », a-t-elle dit.
Les adversaires du camp Castillo affirment qu’une partie de son soutien provient du Movadef, l’aile politique du Sentier lumineux, la guérilla maoïste qui a fait des milliers de morts au Pérou pendant les années 1980 et 1990. Ils les considèrent comme des « terroristes ».
Le pouvoir tente de faire respecter l’ordre par la force, mais aussi d’apaiser le mécontentement en accédant à certaines des revendications des manifestants. La nouvelle présidente, Dina Boluarte, ancienne vice-présidente de M. Castillo arrivée au pouvoir après la destitution de ce dernier, a annoncé vouloir à nouveau avancer le calendrier électoral, « à décembre 2023 ». Mais, dans la soirée, le Parlement a rejeté cette option (la proposition ne recueillant que 49 voix alors qu’il en fallait 87).




