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Le texte d’Olivier Faure n’botient que 49% au congrès du PS
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le texte d’orientation du premier secrétaire sortant a remporté le plus de suffrages. Celui de Nicolas Mayer-Rossignol arrive en deuxième position. Les deux hommes s’affronteront jeudi prochain pour briguer la tête du PS.

La bataille des chiffres a pris fin au Parti socialiste (PS). Le texte d’orientation du premier secrétaire sortant du PS, Olivier Faure, est arrivé en tête du vote des militants socialistes avec 49,15 % des voix, devant celui de Nicolas Mayer-Rossignol (30,51 %), selon les résultats définitifs communiqués vendredi 13 janvier par le parti.
Les deux hommes s’affronteront le 19 janvier dans un duel pour briguer la tête du PS avant un congrès fin janvier à Marseille. Le troisième texte d’orientation, celui présenté par Hélène Geoffroy, a recueilli 20,34 % des voix, précise la commission de recollement des résultats.
« Les militants m’ont placé très largement en tête, à près de 50 %, et ont fait un choix de clarté », a expliqué M. Faure dans une interview au Parisien, assurant disposer « sur cette base, d’une majorité absolue au conseil national ». Les militants ont « conforté notre volonté de rassemblement de la gauche et des écologistes », assure-t-il. Le texte de M. Faure a recueilli 11 277 voix sur les 22 944 exprimées, contre 7 001 pour celui de Mayer-Rossignol.
L’alliance avec la Nupes majoritaire
Ce vote a donné lieu à une bataille de chiffres au sein du PS entre le premier secrétaire sortant et son challenger, le maire de Rouen. La direction sortante explique qu’Olivier Faure, qui défend la coalition de gauche la Nouvelle Union populaire écologique et solidaire (Nupes), avec La France insoumise, le Parti communiste français et Europe Ecologie-Les Verts, créée en mai, est majoritaire au conseil national du parti.
Mais Nicolas Mayer-Rossignol, plus critique vis-à-vis de la Nupes, assurait que son rival plafonnerait à 48,5 %, ce qui le rend « minoritaire » et donc « en incapacité de diriger le parti ».
Le vote des adhérents compte pour deux tiers dans la composition du conseil national, le reste étant obtenu par les élections des premiers secrétaires fédéraux. Les adhérents voteront de nouveau jeudi prochain pour choisir formellement leur premier secrétaire.
Surfant sur une « voie centrale » pendant la campagne, Nicolas Mayer-Rossignol soutient qu’il ne veut pas quitter la Nupes, mais qu’elle n’est qu’un « accord électoral passé perdant » qu’il faut revoir. Il répète à l’envi que « l’espoir est permis » pour l’emporter jeudi prochain, et que sa ligne est « la seule garante de l’unité », face à « un risque de scission » du parti si Olivier Faure gagne.
L’élu normand compte sur les voix des électeurs d’Hélène Geoffroy. Des membres des deux courants n’ont en effet pas caché, avant le premier tour, une volonté de rapprochement.
Mais dans le camp du premier secrétaire sortant, on estime qu’une victoire de M. Mayer-Rossignol ne passe que par un report massif des voix d’Hélène Geoffroy. « Or, dans une élection, un plus un, ça ne fait jamais deux », rappelle un député. « Lorsqu’on fait alliance sans partager une orientation, en général, le fossé n’est pas loin », souligne de son côté Olivier Faure dans le Parisien.
« Nous avons aujourd’hui, de manière certaine, (…) une majorité nette dans les instances », grâce à l’appui d’au moins soixante premiers secrétaires fédéraux, qui comptent pour un tiers dans la composition du conseil national du parti, a renchéri, lors d’un point presse, Pierre Jouvet, porte-parole du PS et proche du premier secrétaire sortant.
Et Pierre Jouvet pense que si Nicolas Mayer-Rossignol est élu premier secrétaire, « il n’aura pas de majorité au conseil national et au bureau national », appelant les adhérents à « la cohérence ».
Le Monde avec AFP




