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Les agents de l’Insee dénoncent la casse des retraites
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les agents de l’Insee dénoncent la casse des retraites – Nouveau Parti anticapitaliste

Bien visibles dans les manifestations parisiennes contre la réforme des retraites avec leurs pancartes marquées d’un trait d’humour, les agents de l’Insee regroupés en « comité de mobilisation » ont diffusé un nouveau numéro de leur désormais traditionnel « Analyse Retraites ». Il s’agit du troisième numéro du genre, les deux premiers étant parus lors de la mobilisation de 2019-2020.
En quelques chiffres, le comité de mobilisation Insee démolit le principal argument du gouvernement pour justifier sa réforme : la diminution du nombre d’actifs cotisants par rapport à celui des retraités obligerait à travailler plus longtemps pour financer les retraites. Qu’à cela ne tienne, les statisticiens en lutte pointent l’entourloupe. Car avec les gains de productivité, il est largement possible de travailler à la fois moins dans la semaine et moins dans la vie, tout en ayant plus de richesses par personne :
« Illustrons par un exemple simple ce que permettent ces gains de productivité. Considérons 100 personnes en 1960 : nous avons 80 actifs cotisants et 20 retraités (un rapport de 4 cotisants pour 1 retraité). Chaque actif travaille 45 h par semaine et produit une unité de biens en une heure. Les 80 actifs produisent donc chaque semaine 80×45×1 = 3 600 unités de biens. Chaque personne peut donc bénéficier en moyenne de 36 unités de biens (on supposera une répartition égalitaire).
Aujourd’hui, pour 100 personnes, nous avons désormais 63 cotisants et 37 retraités (un rapport de 1,7 cotisant pour 1 retraité). Dans le même temps, la productivité horaire a été multipliée par 5 et le temps de travail hebdomadaire est de 35 h. Les 63 actifs produisent donc chaque semaine 63×35×5 = 11 025 unités de biens. Dès lors, malgré la baisse du temps de travail et le vieillissement de la population, chacun peut recevoir en moyenne 110 unités de biens, soit plus de trois fois plus qu’en 1960. »
Et cela serait encore plus vrai si le chômage n’était pas si haut ! La question est donc plutôt de comment sont partagées les richesses produites.
D’autant que les réformes précédentes ont déjà bien attaqué les montants des pensions et la durée des retraites : « Une évaluation des seules mesures prises entre 2010 et 2015 montre qu’elles ont eu pour effet de réduire de deux ans la durée moyenne passée en retraite et de diminuer le total des pensions perçues de 4,5 % en moyenne pour la génération 1980. »
Enfin, les agents mobilisés de l’Insee rappellent que le patronat contribue de moins en moins au financement des retraites. Les cotisations patronales ne couvrent plus que 40 % des pensions de retraite, contre 56 % en 1990. Et l’on peut facilement imaginer que c’est pour réduire encore plus la facture du patronat que le gouvernement mène actuellement sa réforme.
Décidément, comme le dit une banderole du comité de mobilisation : « même les chiffres sont contre la réforme ! »
Correspondant
Pour télécharger Analyse retraites en PDF, cliquer sur ce lien.
(On peut aussi le retrouver sur le Twitter du comité de mobilisation à cette adresse : https://twitter.com/ComiteDg/status/1623694316542603265)








