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Deux raffineries à l’arrêt après des accidents : panique à la direction de Total avant le 7 mars
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Alors que les accidents industriels se sont accumulés sur différents sites Total ces derniers jours, la direction du groupe craint d’arriver au 7 mars dans la pire des postures.

A cinq jour du début d’une grève reconductible dans les raffineries, Total aborde le début du mouvement de la pire des manières, avec des accidents à répétition qui font craindre une paralysie des raffineries métropolitaines à très court terme.
C’est sur la raffinerie de Donges, en Loire Atlantique, que les problèmes ont commencé : la semaine dernière, un des transformateurs électriques qui alimente une partie du site de 350 hectares a brûlé. Comme souvent sur ce genre de sites, les installations sont doublées. Mais le 28 février, c’est un second transformateur qui a brûlé, entraînant, de source syndicale « un black-out complet sur une partie du site, avec la perte des écrans de conduite et d’éléments critiques, notamment sur les réseaux torches [qui agit comme soupape de sécurité pour toute une raffinerie, ndlr]. Ce sont des organes vitaux sans lesquels la raffinerie s’arrête ». C’est donc la deuxième raffinerie de France, représentant 20% des capacités métropolitaines qui s’est arrêtée.
Sur le site de Normandie près du Havre, première raffinerie de France, c’est aussi un accident industriel qui met en danger le bon fonctionnement des installations. Suite à la découverte d’une fuite sur le réseau enterré de pipelines géré par l’entreprise Trapil, c’est toute la zone industrielle qui est sous tension. En effet, ces pipelines, transportant le kérosène et le gazole, ont réduit considérablement la capacité d’exportation des sites chimiques de la zone (Total, Chevron, CIM). Dans cette situation, les stocks de la raffinerie de Normandie se remplissent à grande vitesse, et le moindre problème d’expédition pourrait arrêter la raffinerie, pour que les bacs ne débordent pas. Or, à chaque grève, l’arrêt des expéditions est souvent voté, d’où l’inquiétude de la direction, qui a menacé les grévistes d’arrêter les investissements sur le site.
Finalement, c’est la bio-raffinerie de La Mède, dans les Bouches du Rhône, qui a arrêté par sécurité ses installations ce matin suite à un départ de feu hier soir. C’est donc deux raffineries Total sur quatre qui sont d’ores et déjà arrêtée, et une sur le bord de la rupture.
Face à cela, la direction de Total cherche à tout prix à éviter un début de grève avec une raffinerie à l’arrêt et une seconde au bord de l’arrêt. Thierry Defresne, de la CGT Total, nous explique que « la direction est très inquiète de la situation, et a enchainé 48h de réunion de crise au siège de la Défense pour tenter régler ces problèmes ». De source interne, les stocks stratégiques seraient déjà en train d’être utilisés pour remplir à 100% les réserves des aéroports, 70 000m3 de kérosène ayant été transférés, ce qui pourrait potentiellement ne servir à rien si la grève des avitailleurs est suivie largement. De plus, la direction générale tente par tous les moyens un redémarrage de Donges avant le début de la semaine dans des conditions très dangereuses. Au point où la CGT a déposé une procédure de danger grave et imminent, refusant de redémarrer la raffinerie sans que les problèmes ayant conduit aux incendies aient été identifiés.
La direction est donc plus que fébrile à l’approche de la grève, et multiplie les coups de pression pour empêcher la grève : le directeur de la raffinerie de Feyzin a menacé de mettre en place des réquisitions en cas de grève, en plus des menaces du directeur de Normandie.




