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La violence vient de l’Élysée. Affrontons l’Élysée.
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La violence vient de l’Élysée. Affrontons l’Élysée. – Arguments pour la lutte sociale (aplutsoc.org)

Depuis l’adoption du 49-3 et le constat que ce sont des millions de manifestants qui lui ont répondu et que la poussée sociale monte partout dans le pays, un important secteur de l’appareil d’État est sur la ligne de la violence et de la provocation. Un important secteur ? Forcément, puisque c’est celui du président Macron, et de son ministre de l’Intérieur Darmanin. Une partie des médias se plie à leurs exigences.
Vous savez, ceux qui nous ont entretenu des « violences contre la mairie de Bordeaux » puis qui, au moment où il fut avéré que ce sont des provocateurs d’extrême-droite qui ont fait de la casse à la mairie de Bordeaux, n’en ont plus parlé mais ont embrayé sur l’ « ultra-gauche » qui allait attaquer la police dans les Deux-Sèvres, lors de la manifestation contre les mégabassines.
Darmanin a décidé des violences et les a provoquées. Sans forces dites de l’ordre, tout au plus certains auraient plongé dans la mégabassine, qui mériterait tout à fait, dans l’intérêt général, d’être démantelée alors que la sécheresse d’hiver et de printemps est déjà gravissime. Des « militants cagoulés » sont venus pour en découdre ? Mais qui leur a donné rendez-vous, si ce n’est Darmanin ?
Qui a ordonné de lancer des milliers et des milliers de grenades sur une foule pacifique ? Qui a ordonné d’empêcher le SAMU d’intervenir ? Qui porte la responsabilité des morts possibles – à cette heure on ne sait pas- et des blessés, y compris parmi les policiers ? Darmanin, et donc Macron. Ils ont décidé de tenter de faire croire au pays qu’une « ultra-gauche » fantasmée veut tout détruire. On sent dans leurs mouvements de mâchoires poindre la psychologie d’un Poutine hurlant après les « nazis ukrainiens » …
Non seulement le pays n’est pas convaincu, mais des secteurs des médias et de l’appareil d’État répercutent les appels à la « déontologie ». Les injures racistes, les menaces de viols, et les coups, des nervis de la BRAV, ont été enregistrés par une victime et sont largement diffusés. Que signifie la mise en action et en scène de la BRAV depuis le 49-3, si ce n’est la volonté d’affirmer que le régime veut se défendre par la violence pure ?
Nous avons donc des commentaires « républicains » nous assurant que les gendarmes et policiers qui outrepassent la « déontologie », ce dont on ne peut nier l’existence, feront l’objet d’enquêtes et de sanctions, mais que pour autant les « ‘militants cagoulés » ont toujours tort et qu’on doit sévir, d’abord, envers eux.
La vraie position républicaine, mais pas celle de la V° République, la vraie position démocratique, la vraie position qui campe sur les principes du droit, n’est pas celle-là. Elle est celle qui dit ce qui est : c’est l’exécutif qui organise et recherche la violence. La BRAV toute entière et l’organisation des forces de répression dont « l’ordre » n’est pas la raison d’être sociale réelle, n’ont d’autre « déontologie » que d’obéir à l’exécutif. C’est l’exécutif qu’il faut affronter et battre, et avec lui sa BRAV et ses organes.
Une AESH syndiquée à la CGT a eu le pouce arraché jeudi. Un cheminot syndiqué à SUD-Rail a eu l’œil crevé. M. Nunez, préfet de Paris, tout en affirmant qu’il fera respecter la « déontologie », prévient déjà que violence il y aura mardi 28 ! La voila sa « déontologie » !
Ils ont peur. Si les uns disent « guerre civile avec l’ultra-gauche » et les autres « danger, rappel à la déontologie », si certains disent l’une et l’autre chose à la fois, si beaucoup de médias ne dissimulent pas le danger contre la sécurité des personnes et des biens que représentent les forces « de l’ordre » de Macron/Darmanin, c’est qu’ils ont peur. Et en cela, ils ont raison.
Le mouvement de défense des retraites est devenu, par la force des choses, aussi un mouvement de défense de la démocratie et des libertés contre Macron et les nervis de l’exécutif. Les affronter est légitime. Les affronter efficacement, pour les vaincre, demande maintenant deux choses, liées : la montée en masse en direction de l’Élysée et la grève politique contre Macron.




