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Un Français sur deux a peur de manifester
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les enseignements du sondage YouGov pour Le HuffPost publié avant la 11e journée de mobilisation pointe un paradoxe qui peut trouver ses explications dans les violences.

Peur sur la manif. Les semaines passent et les Français soutiennent toujours davantage le mouvement social contre la réforme des retraites. C’est en tout cas l’un des enseignements du sondage mené par YouGov pour Le HuffPost au tout début du mois d’avril. Et ce même s’ils craignent d’aller manifester.
Dans le détail, 58 % des sondés expliquent soutenir le mouvement social à l’orée d’une nouvelle journée d’actions organisée par les syndicats ce jeudi 6 avril. Un chiffre, en hausse de trois points par rapport au mois précédent, à mettre en parallèle avec l’opposition aussi massive que durable au projet phare d’Emmanuel Macron, puisque 71 % des Français n’en veulent toujours pas.
Dans ce contexte, il est également intéressant de relever l’influence sur la population des violences (d’où qu’elles viennent) constatées en marge des défilés depuis l’utilisation par la Première ministre de l’article 49.3 de la Constitution.
Elle est manifestement réelle puisqu’un Français sur deux (53 %) dit avoir « peur » de se rendre dans les défilés syndicaux et d’y être « victime de violence. » Seuls 17 % des sondés expliquent ne pas craindre « du tout » pour leur sécurité. Une donnée à imputer à la « brutalisation » du maintien de l’ordre ? Et aux violences policières constatées ici ou là ?
Les syndicats gagnent plus de 10 points d’opinion positive
On peut noter que les forces de l’ordre perdent des plumes ces dernières années. Aujourd’hui, seuls 51 % des Français interrogés disent avoir une bonne opinion des gardiens de la paix… Quand ils étaient 61 % à l’affirmer en novembre 2020. Un sondage pourtant mené à l’époque juste après l’affaire dite Michel Zecler, du nom de ce producteur violenté par des policiers dans son studio de musique. Trois ans après, la confiance à l’égard des Forces de l’ordre semble donc s’être érodée.
C’est semble-t-il tout l’inverse de la tendance à l’œuvre du côté des syndicats. Les centrales dirigées par Laurent Berger (CFDT), Sophie Binet (CGT) ou Frédéric Souillot (FO), en pointe dans la contestation sociale de la réforme des retraites, grappillent des points dans l’opinion. Une nouveauté pour ces corps intermédiaires à l’influence décroissante depuis des décennies.
Début mars, seuls 29 % des Français expliquaient avoir une bonne opinion des syndicats. Ils sont 40 % un mois plus tard, selon notre sondage YouGov. Une tendance qui peut également se lire dans la part des sondés prêts à prendre une carte de l’une de ces organisations.
Dans le détail, un quart de la population (24 %) affirme que la mobilisation contre la réforme des retraites leur « donne envie » de se syndiquer. C’est dire si Emmanuel Macron aura réussi un autre tour de force : remettre le syndicalisme à l’honneur. Et lui permettre d’envisager un nouvel élan, à l’heure où seuls 10 % des Français seulement sont adhérents à une centrale.




