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1er Mai 2023 – La déferlante peut et doit trouver sa cible ! Dehors Macron !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Macron démission ! Banderole déployée par Extinction Rebellion Place de la République. IL faut que cet objectif soit clamé plus fort et par plus nombreux.
Alors que la CGT annonce 2,3 millions de manifestants dans toute la France dont 550.000 à Paris, le pouvoir a bien été obligé de concéder un chiffre, certes minoré, de 782.000 à l’échelle du pays.
Si l’on en croit certains médias, d’un côté on avait de méchants casseurs à l’œuvre, de l’autre de méchants manifestants refusant d’acheter du muguet à une brave dame. Hélas, de tels remplissages d’écran ont bien été constatés ce jour à des heures de grande écoute. Nos correspondants ont constaté une tout autre réalité : celle d’un mouvement profond qui cherche une issue.
Scène en général destinée à faire les choux gras des médias aux ordres mais n’exprimant que l’écume des choses réelles et profondes.
Rien qu’à Paris, le cortège dit « de tête » placé devant le carré de tête officiel de l’Intersyndicale et le cortège UNSA-CFDT-CFTC-CGC sur le Boulevard Voltaire, avait une ampleur qui rendait caduque l’expression « de tête ». On peut honnêtement attribuer une cotation à minima à 50.000 manifestants, sinon plus, pour cette « tête ».
Dans cette marée, les cortèges syndicaux par confédération semblent noyés, submergés. Au-delà de leur camion ou camionnette plateforme à grosse sono servant à ancrer la structure de leurs troupes, ils paraissent tels des bouées flottant dans l’océan. La masse est là, qui s’affirme, qui se cherche, qui exhibe ses trouvailles de slogans et de pancartes, qui chante et invente, qui se moque des frontières des organisations, qui avance inexorablement malgré les freinages et les blocages de la marche sous l’effet des échauffourées en toute première ligne, celle du contact entre FDO et « casseurs ».
Cortège des antifas de la Jeune Garde
Épars, des pôles de structuration surnagent. Mais semblent de bien frêles esquifs. Ceux qui se désoleraient à gauche sur l’état de nombreux groupes, sous-groupes et groupuscules en les qualifiant de « généraux sans troupe » avaient ce jour sous les yeux la marée de la « troupe qui se cherche des généraux ». Non pas au sens de l’enrégimentement mais plutôt celui de la structuration avec un but, une cible, une méthode, une coordination, un truc solide quoi.
Si la cause de la marée humaine est bien dans le rejet ultra-massif de Macron et de sa réforme comme de toutes celles qu’il a déjà entamées ou annoncées, au moment présent aucune force significative n’exprime cela par l’affirmation qu’il doit partir, même si l’idée trotte dans toutes les têtes.
On peut imaginer ce qu’aurait été cette journée si les confédérations regroupées dans l’Intersyndicale avaient lancé la consigne d’une manifestation nationale ce jour pour imposer le RETRAIT, celui de la réforme des retraites comme celui de son concepteur.
Tous les groupes qui se veulent révolutionnaires faisaient plutôt assaut de platitudes façon « après on continue » ou « vers le renversement du système et la mise en place d’un pouvoir des travailleurs… » sans jamais énoncer une chose simple, concrète et immédiatement nécessaire : DEHORS MACRON ! La palme du jour revient à une fameuse tendance internationale qui appelle à la Une de son bulletin à « lutter pour le socialisme ». Et oui, tant que vous ne serez pas des millions à « lutter pour le socialisme », vous n’aurez pas le droit de poser l’évidence : dehors Macron ! Pour retirer, défaire, détruire, abroger, liquider, supprimer, enterrer, exploser, écrabouiller, éradiquer ses contre-réformes ! Non, d’abord, il vous faut « lutter pour le socialisme » !
La course s’engage. D’un côté, ceux des dirigeants de l’Intersyndicale les plus pressés de se dégager de ce mouvement toujours montant vont chercher à retrouver dans les jours à venir le chemin du « dialogue social », c’est à dire celui du renoncement sur les revendications de leurs mandants pour discuter sur la base du seul cahier de revendications des patrons. De l’autre, le fondement de la révolte est toujours là : 64 ans, salaires, services publics, conditions de vie et de travail, etc … Les casserolades de la précédente quinzaine avaient commencé à exprimer l’objectif politique précis : du « on va pas les lâcher », cela poussait vers « on veut les dégager ». Il convient de renforcer ce sentiment ; dans les AG sur les lieux de travail comme dans les rassemblements devant les mairies, organisons-nous pour poser l’évidence :
Macron démission ! Macron retrait ! Macron dehors !
Correspondant, 1er mai 2023.
Que fait-on d’un déchet toxique ? On s’en débarrasse







