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"Plutôt une sommation" : l’IGPN se prépare-t-elle à blanchir le meurtrier de Nahel ?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Alors que France 2 a affirmé ce matin que l’IGPN avait conclu à « une sommation » plutôt qu'une « menace », une source du ministère de l'intérieur contredirait l’affirmation selon Mediapart. Une offensive qui doit cependant nous préparer à la contre-attaque des institutions pour blanchir le meurtrier de Nahel.

Le meurtre policier de Nahel mardi dernier à Nanterre a suscité une vague d’indignation dans l’ensemble du pays, et constitue le point de départ d’une explosion de colère dans les quartiers populaires.
Alors que la vidéo de la mort de Nahel avaient empêché la police et l’IGPN d’accréditer une autre version des faits, Macron avait été obligé de qualifier la mort de Nahel “d’inexcusable” et “inexplicable” tandis que le policier avait été placé en détention provisoire pour “homicide volontaire”. Une séquence qui semble bien révolue puisque France 2 affirmait commençait à révéler une autre version des faits qui s’appuierait selon Médiapart sur « l’appréciation d’un enquêteur [de l’IGPN] ».
En effet, ce lundi 3 juillet sur Telematin, un journaliste expliquait que si “certains avaient cru entendre les policiers dirent à Nahel : “je vais te mettre une balle derrière la tête” ou “shoote-le””, l’Inspection Générale de la Police Nationale (IPGN) n’aurait “pas du tout la même analyse”. Il détaille : “elle entend les policiers dire à Nahel à plusieurs reprises “coupe” et “met tes mains derrière la tête”” transformant ainsi “la menace” en “une sommation”.
Hallucination auditive collective : l'IGPN (lol) estime que personne n'a dit "Shoote-le" mais plutôt "Coupe ! Les mains derrière la tête"
De plus, "Je vais te mettre une balle dans la tête" n'aurait pas été prononcé !
Vous voulez une proposition pour "apaiser" : faire en… pic.twitter.com/mSv0jNA4zT
— Charlies Ingalls Le Vrai (@CharliesIngalls) July 3, 2023
L’extrait a immédiatement suscité l’indignation sur les réseaux sociaux, tant il apparaît comme une manœuvre politique scandaleuse qui cherche à réduire la responsabilité du policier et faire ainsi passer le meurtre policier de Nahel comme un accident. Ce, alors-même qu’un ami de Nahel qui était dans le véhicule lors de l’arrestation de Nahel racontait sur BFMTV il y a quelques jours : “il lui a dit “coupe le moteur ou j’te shoote” (...) de là, le premier policier lui braque une arme sur la tempe et lui dit “bouge pas ou je te mets une balle dans la tête”.
Le ministère de l’intérieur temporise : un couac vraiment ?
Une version qui, selon Médiapart, serait mise à mal par une de ses sources au ministère de l’intérieur : « L’IGPN ne tire absolument pas ces conclusions à ce stade puisque la vidéo est toujours en cours d’analyse », et regrette « un emballement ». Mais alors que la nouvelle a été reprise en boucle par les médias, le ministère de l’intérieur tout comme l’IGPN n’ont aucunement infirmé publiquement les propos du journaliste. Surtout, le journaliste s’est selon Médiapart appuyer « sur l’appréciation d’un enquêteur » de l’IGPN qui, vraisemblablement aurait pu être bien plus affirmatif.
Dans ce cadre, l’hypothèse d’une fuite de l’IGPN pour préparer le terrain à une offensive pour blanchir le meurtrier semble la plus plausible, et ce ne serait pas vraiment une surprise. Et pour cause, le service de police n’en est pas à son coup d’essai. En témoigne l’affaire des tirs policiers à Stains en octobre 2021, où trois policiers de la BAC en civil avaient ouvert le feu sur un véhicule lors d’un contrôle routier et étaient libérés 24 heures plus tard de garde à vue, l’IPGN ayant écarté “l’intention d’homicide”. Plus largement, entre les classements sans suite, les enquêtes bâclées, la disparition de preuves, l’IPGN apparaît en réalité comme une machine efficace pour couvrir les violences policières.
Alors que le meurtre de Nahel est venu mettre la lumière sur la violence de l’impunité qui règne dans l’institution policière qui frappe en premier lieu les jeunes des quartiers populaires, les institutions policières, bien aidé par les médias, semblent préparer le terrain à une nouvelle contre-offensive qui, malgré les preuves, chercherait à dédouaner les policiers et à l’inverse, d’incriminer la victime. Une tentative de faire taire les révoltes en cours et de légitimer la répression féroce qu’elles subissent, à laquelle il va falloir opposer une mobilisation d’ensemble, contre le racisme d’Etat et les violences policières ; pour qu’il n’y ait plus d’autres Nahel.




