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Juan Branco arrêté et incarcéré au Sénégal : que risque l’avocat ?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Juan Branco arrêté et incarcéré au Sénégal : que risque l’avocat ? (sudouest.fr)

Juan Branco a été arrêté samedi en Mauritanie. Il a ce dimanche matin été inculpé et placé en détention à Dakar, ont indiqué les autorités sénégalaises. L’avocat franco-espagnol était recherché depuis plusieurs jours par le Sénégal en lien avec des troubles récents dans le pays. Voici ce que l’on sait.
Que risque Juan Branco ?
L’avocat franco-espagnol a été inculpé et écroué dimanche matin à Dakar. Il a refusé de boire et de s’alimenter, et a décidé de garder le silence et de n’autoriser personne à l’assister, y compris devant le juge, a déclaré Me Ciré Clédor Ly, qui l’attendait avec un autre avocat à son arrivée dans la capitale après son transfert de Mauritanie.
Le juge l’a inculpé pour attentat, complot, diffusion de fausses nouvelles et actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves, ont dit Me Ciré Clédor Ly ainsi que les avocats parisiens de Me Branco.
Les actes d’attentat sont passibles de peines pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité, a ajouté Me Ciré Clédor Ly. Juan Branco a été mis en détention dans une prison du centre de Dakar, a-t-il précisé. « Ces chefs d’inculpation trahissent la véritable nature de cette procédure, qui n’a pour autre but que de faire cesser les combats judiciaires de Juan Branco », ont dit ses avocats français. Ils ont annoncé la saisine immédiate du groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire contre « cette procédure gravement attentatoire aux libertés individuelles ».
Pourquoi Juan Branco était-il recherché ?
Me Branco s’est fait un nom au Sénégal en prenant part à la défense d’Ousmane Sonko, opposant engagé depuis 2021 dans un bras de fer avec le pouvoir et la justice. La confrontation a donné lieu depuis plus de deux ans à plusieurs épisodes de violences meurtrières.
L’avocat a suscité beaucoup d’attention en annonçant une plainte en France et une saisine de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye contre le président Macky Sall pour « crimes contre l’humanité » en juin, alors que le pays venait de connaître ses pires troubles depuis des années.
Le parquet sénégalais a annoncé le 14 juillet avoir ouvert une enquête judiciaire et requis un mandat d’arrêt contre lui en s’appuyant sur ses écrits et ses propos. Me Branco a cependant causé la surprise dimanche dernier en faisant irruption inopinément dans une conférence de presse des avocats sénégalais d’Ousmane Sonko à Dakar, deux jours après l’arrestation de l’opposant. Ce dernier a depuis été incarcéré sous différents chefs d’inculpation, dont appel à l’insurrection. L’avocat s’était ensuite éclipsé.
L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a estimé sur les réseaux sociaux que l’avocat avait « ridiculisé le Sénégal et mis à nu (ses) failles sécuritaires ». Le gouvernement sénégalais a décrit jeudi Me Branco comme un avocat avide de publicité et fuyant ses responsabilités. « Le Sénégal ne doit pas être la caisse de résonance d’un avocat qui est en mal de reconnaissance dans son pays » et qui « se rêve en Victor Hugo », a dit le porte-parole du gouvernement, Abdou Karim Fofana. « Si vous avez le courage de défier un État, de défier une nation, vous devez faire face », a-t-il dit.
Comment était-il rentré dans le pays ?
Selon des médias sénégalais, Juan Branco a été arrêté en Mauritanie, voisine du Sénégal. L’avocat s’y rendait à nouveau après y être entré clandestinement quelques jours auparavant, à bord d’une pirogue, en tenue de pêcheur. Il a ensuite été remis samedi par les autorités mauritaniennes à Dakar, selon ses avocats à Paris.
« L’avocat qui était venu ici pour dénigrer nos institutions est entre les mains de la BIP. Juan Branco, pour le nommer, est entre les mains de la BIP », la brigade d’intervention polyvalente, une unité de police, a déclaré samedi le ministre de l’Intérieur Antoine Abdoulaye Félix Diome.
Me Branco aurait demandé l’aide consulaire espagnole, selon une source proche du dossier. Les personnes soupçonnées de l’avoir aidé lors de son séjour au Sénégal sont elles aussi recherchées, précise le journal « Le Monde », citant des médias locaux.
Que disent ses avocats ?
Dans un communiqué, les avocats de Juan Branco assurent qu’il s’est rendu en Mauritanie « en vue d’échapper à la persécution politique qui lui avait été promise au Sénégal ». Selon eux, la remise de leur confrère aux autorités sénégalaises l’« expose à de graves violations de ses droits humains ».
Les procédures contre leur confrère « relèvent d’une instrumentalisation pure et simple du code pénal à des fins politiques », estiment-ils. « Aucun avocat ne devrait être inquiété en raison de l’exercice de sa profession », ajoutent-ils. « Le combat judiciaire que mène notre confrère Juan Branco pour son client M. Ousmane Sonko ne justifie en aucun cas la persécution politique dont il fait l’objet à Dakar. »




