Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Emmanuel Todd : "Le début d’une guerre mondiale" (04/03)
- Face à LFI : le règne des interrogatoires (04/03)
- LA PERM : POLÉMIQUE MELENCHON EPSTEIN ? LA GUERRE USA, ISRAEL et IRAN ! (03/03)
- White Power : au coeur de l’extrême droite (03/03)
- Iran : lobbying pro-chah dans les médias français (02/03)
- Lordon : Marx va avoir raison (IA et lutte des classes) (02/03)
- Plus de 5 200 nouveaux militants en une semaine – LFI agrège de plus en plus de nouveaux soutiens en vue des municipales (02/03)
- HOLLANDE vs MÉLENCHON au 2ÈME TOUR : la PROPHÉTIE INTERDITE !! (01/03)
- Le Figaro modifie ses articles de manière orwellienne et Médiapart s’en prend à Contre Attaque (01/03)
- Meeting avec Jean-Luc Mélenchon et Mickaël Idrac à Perpignan ! (01/03)
- Meeting de Mélenchon à Lyon : ce que les médias ne veulent pas que vous entendiez (28/02)
- ABATTRE MÉLENCHON ET LFI, PROMOUVOIR LE RN (27/02)
- Meeting avec Jean-Luc Mélenchon, Anaïs Belouassa-Cherifi et Florestan Groult à Lyon ! (26/02)
- Se souvenir du Black Panther Party (25/02)
- Le fascisme. Un texte d’Otto Bauer (25/02)
- JUAN BRANCO : UN ROUGE... TRÈS BRUN (25/02)
- Manu Bompard et Mathilde Panot dans les médias ce mercredi (25/02)
- Fascisme vs antifascisme : le renversement des valeurs - Avec Johann Chapoutot (25/02)
- Écrans: la guerre contre le scroll est déclarée (25/02)
- Antifascisme et LFI : les médias brutalisent le débat public (24/02)
- À Paris, la dynamique Chikirou (23/02)
- Meeting de la campagne municipale à Besançon (23/02)
- Municipales : La FI comme ligne stratégique ou l’usage contre-révolutionnaire de l’autonomie et de la radicalité (23/02)
- Conférence de presse de Mélenchon face aux nouveaux médias (23/02)
- Quand la finance colonise l’État (23/02)
Liens
Madagascar : une élection sous tension
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Madagascar : une élection sous tension | L’Anticapitaliste (lanticapitaliste.org)

Une élection avec des offres politiques identiques et un climat répressif empêche tout débat sur le bilan désastreux du pouvoir sortant.
L’élection présidentielle doit se dérouler le 16 novembre 2023 pour le premier tour et éventuellement le 20 décembre s’il y a un second tour. Andry Rajoelina, le président sortant, fait partie des treize candidats.
Turpitude du pouvoir
Aucun des candidats n’est issu des luttes populaires ou des nombreuses organisations militantes de la société civile. Si cette élection se déroule dans un entre-soi de l’élite malgache, l’ambiance reste cependant particulièrement tendue par plusieurs affaires.
Parmi elles, on peut évoquer la remise en cause de la nationalité de Rajoelina. La loi prévoit la perte de la nationalité malgache pour tout ressortissant qui en obtient une autre à sa demande. C’est le cas de Rajoelina qui a bénéficié de la nationalité française en 2014. D’autant plus gênant pour lui qu’il se pare d’une image nationaliste dans le différend avec la France. Il a exigé — à juste titre — la restitution des îles Éparses sans mener pour autant une vraie bataille politique et diplomatique. L’acquisition d’un logiciel de surveillance français le « Predator », vendu à l’époque par la société Nexa, a été utilisé contre les opposantEs. Il a permis d’emprisonner journalistes, lanceurs d’alerte ou opposantEs. Autre affaire, la démission forcée du président du Sénat l’empêchant de remplacer le président de la République pendant la période électorale. Cette fonction a été confiée au gouvernement, accentuant la crainte d’organisation de fraudes électorales massives.
Corruption et libéralisme
Onze candidats ont décidé de refuser de mener la campagne électorale en signe de protestation contre les atteintes aux libertés. En effet, les manifestations et les rassemblements autres que ceux de Rajoelina sont interdits et férocement réprimés.
Le régime est aussi éclaboussé par les affaires de corruption. Ainsi Romy Voos Andrianarisoa, directrice du cabinet de Rajoelina, a été arrêtée à Londres alors qu’elle s’apprêtait à négocier des pots-de-vin d’un montant de 260 000 euros et une participation de 5 % dans la société Gemfields, spécialisée dans l’extraction des pierres précieuses. Son proche collaborateur, un Français, a lui aussi été incarcéré. Il n’est d’ailleurs pas le seul de l’hexagone à grenouiller dans le cercle du pouvoir. Certains sont en charge de la communication de la présidence ou du « Plan Émergence Madagascar » qui consiste essentiellement en de grands travaux dont l’utilité est discutable, comme la création de villes nouvelles.
En 2018, Rajoelina promettait l’éducation pour tous les enfants, l’accès aux soins pour les populations et des emplois décents. Le bilan de son mandat est accablant. D’après les statistiques de la Banque mondiale, la pauvreté a progressé de 81 % en 2022, et les inégalités sociales se sont fortement accentuées. Les populations connaissent des coupures d’eau et d’électricité qui sont plus nombreuses et qui durent plus longtemps.




