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La solidarité internationale avec le peuple palestinien : un combat syndical !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le 15 octobre dernier, nos camarades syndicalistes palestinienNEs s’adressaient à leurs homologues du monde entier : « Mettez fin à toute complicité, arrêtez d’armer Israël ».

Face au massacre indescriptible des GazaouiEs et au nettoyage ethnique en cours dans la bande de Gaza, des dizaines de syndicats palestiniens de Gaza et de Cisjordanie occupée et en premier lieu la Fédération générale palestinienne des syndicats de Gaza, la Fédération générale palestinienne des syndicats (PGFTU), le syndicat général des enseignantEs palestiniens, l’union générale des femmes palestiniennes, le syndicat des journalistes palestiniens… ont lancé cet appel aux organisations du mouvement ouvrier international afin « d’agir face à l’injustice, comme les syndicats l’ont fait historiquement ».
Partout où c’est possible les syndicats doivent tout mettre en œuvre pour refuser de fabriquer des armes destinées à Israël, de transporter des armes vers Israël, pour prendre des mesures contre les entreprises complices qui participent à la mise en œuvre du siège brutal et illégal d’Israël, faire pression sur les gouvernements pour qu’ils cessent tout commerce militaire avec Israël et, dans le cas des États-Unis, qu’ils cessent de le financer.
Stopper les livraisons d’armes
Une modalité d’action historique de la solidarité internationale (des guerres d’Indochine et d’Algérie à la guerre en Irak, contre l’Arabie saoudite…) qui a trouvé une résonance un peu partout dans le monde. De Gènes en Italie, où les dockers et près de 400 personnes ont manifesté pour protester contre l’envoi d’armes en Israël le 10 novembre dernier, à Rochester en Angleterre où des syndicalistes ont bloqué une usine d’armement. En Belgique, la pression de plusieurs syndicats ont contraint une compagnie aérienne à stopper ses livraisons d’armes vers Tel-Aviv. En congrès européen, les dockers travaillent actuellement à la construction d’une grève dans tous les ports européens.
Des actions qui certes, sont loin d’enrayer la production du complexe militaro-industriel israélien sous perfusion des milliards de dollars versés par les États-unis. Mais ces actions permettent non seulement d’exprimer une solidarité concrète et matérielle avec les PalestinienEs — besoin précieux sans cesse répété par nos camarades sur place —, mais aussi de mettre les entreprises occidentales et nos institutions devant leurs responsabilités dans la guerre.
Rappelons par ailleurs que des campagnes syndicales importantes de « Désinvestissement » ont porté leur fruit et de sérieux revers aux multinationales. Après plusieurs années de combat syndical en France (Sud Télécom, notamment) et en Égypte, Orange a dû mettre fin à son partenariat avec la société israélienne Partner Communications qui opérait dans les colonies et les territoires occupés. En 2018, Systra, filiale de la SNCF doit se retirer de la construction et l’exploitation de lignes de tramway à Jérusalem qui entérinaient de fait l’annexion et l’occupation de quartiers palestiniens. Ce retrait fut le fruit d’une campagne syndicale (CGT, Solidaires…) au sein du CSE (comité social et économique) de la SNCF.
Partout, c’est possible !
Certes, tout le monde ne travaille pas directement dans l’armement et la logistique, mais les actions syndicales et les pressions peuvent s’exercer de toutes les manières. Dans l’Éducation nationale afin de rompre les partenariats que les établissements ont souvent avec Hewlett Packart fournisseur de l’armée israélienne, dans la santé contre la multinationale TEVA, dans le commerce avec Carrefour ou Puma, dans l’industrie de composants électroniques… Dans les universités, de larges champs d’actions syndicaux sont possibles : des partenariats de laboratoires avec des entreprises comme Thalès et Elbit aux jumelages avec les universités israéliennes qui sont des véritables rouages de la colonisation. Sans parler du travail en interne de nos organisations pour qu’enfin les liens soient rompus avec la Histadrout (syndicat pro-sioniste) toujours membre de la CSI (Confédération syndicale internationale) et de la CES (Confédération européenne des syndicats).
Des syndicats norvégiens, irlandais, anglais, belges et de l’État espagnol, ainsi que de Solidaires en France ont constitué un réseau syndical européen de solidarité avec la Palestine, ETUN (European Trade Union Initiative for Justice in Palestine) 1 permettant de fédérer ces campagnes, d’organiser du soutien direct aux syndicats sur place… Une initiative à encourager dans nos structures syndicales.




