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Offensive réactionnaire : faisons bloc dans la rue pour la Palestine et contre la loi immigration !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La crise politique autour de la loi immigration montre les faiblesses du gouvernement. Mais en l’absence de la construction d’un front dans la rue contre ses attaques, c’est l’extrême-droite qui va capitaliser sur cette crise. Les mobilisations pour la Palestine et contre la loi immigration doivent permettre de faire bloc dans la rue !

Cette semaine, le vote de la motion de rejet sur la loi immigration a remis au premier plan les fragilités du gouvernement. Alors que celui-ci enchaîne les attaques ces derniers mois, réprimant le mouvement de solidarité avec la Palestine, cherchant à faire passer un texte xénophobe d’une violence historique, multipliant les annonces réactionnaires sur l’école ou cherchant à s’en prendre à nouveau aux chômeurs, la politique de Macron reste dépendante d’alliances de circonstances avec la droite et l’extrême-droite.
Celles-ci se sont brisées cette semaine sur la surenchère raciste de LR et du RN, qui entendent profiter de la séquence pour se renforcer politiquement. Si l’issue à la crise politique qui s’est ouverte reste encore floue, une chose est claire : ce sont pour l’instant la droite traditionnelle et l’extrême-droite, soutiens virulents de l’État d’Israël et des pires attaques contre notre classe qui devraient en donner le ton, surfant sur le climat réactionnaire instauré par la macronie ces derniers mois.
Cette situation n’est pourtant pas inéluctable. La majorité de la population souffre actuellement de la crise sociale qui s’approfondit depuis la rentrée et des attaques pro-patronales du gouvernement, largement soutenues par la droite et le RN. L’immigration, présentée depuis des décennies comme l’origine de tous les problèmes, est toujours loin de constituer la préoccupation principale de la population. Enfin, en dépit du matraquage médiatico-politique, de nombreux travailleurs et jeunes se sentent solidaires des Palestiniens.
C’est la passivité entretenue ces derniers mois par la politique de dialogue social de l’intersyndicale qui entretient le repli individuel et le recul des consciences, en plus d’être un échec sur toute la ligne. À en croire l’inaction des directions syndicales, le mouvement ouvrier n’est ni concerné par l’augmentation des prix, le génocide en Palestine, ni par la loi immigration et le destin de centaines de milliers de travailleurs étrangers, ni par les manifestations de groupes fascistes, dont certains commencent à menacer des locaux syndicaux.
Pourtant, c’est précisément en réaction au mouvement contre la réforme des retraites, qui a débouché sur une défaite, puis à la révolte des banlieues, que le gouvernement et l’extrême droite passent à l’offensive, profitant d’un boulevard laissé par l’absence de réaction ouvrière et populaire. La numéro 1 de la CGT a été jusqu’à rassurer le gouvernement en affirmant que sa confédération syndicale n’appellerait pas à la mobilisation pendant les Jeux Olympiques pour ne pas « gâcher la fête ». Mais une autre perspective est possible : construire un front dans la rue, contre les offensives du gouvernement, pour une autre issue à la crise, pour refuser que les plus précaires, à commencer par les travailleurs étrangers, paient la facture de la crise, pendant qu’une minorité de patrons continue de s’enrichir, enchaînant les profits records.
Seule une telle dynamique permettrait de changer la situation sociale dans le pays, et de commencer à relever la tête, en refusant les divisions entretenues par le gouvernement, la droite et l’extrême-droite entre travailleurs français et étrangers, et en luttant pour arracher de véritables solutions contre la crise. Une lutte qui doit partir des deux combats en cours en France, qui mobilisent une avant-garde limitée mais déterminée, et revêtent des enjeux centraux : refuser les divisions racistes et lutter contre un génocide dont notre Etat est complice.
Contre le génocide à Gaza et contre les offensives du gouvernement, une nouvelle journée de mobilisation est prévue en ce sens ce dimanche à l’appel d’Urgence Palestine. Il faudra y être massifs, alors que l’opération militaire meurtrière d’Israël se poursuit, faisant près de 20.000 morts, et que les contradictions politiques s’accentuent pour le gouvernement de Netanyahou, incapable de dessiner une issue durable à son offensive.
Dans le même temps, la mobilisation de lundi contre la loi immigration à l’appel notamment de nombreux collectifs de travailleurs sans-papiers sera un moment important pour faire entendre une opposition dans la rue à ce texte brutal. A l’heure où le gouvernement propose de durcir à nouveau la loi pour satisfaire les Républicains, il faut faire entendre une voix forte pour le retrait total et contre toutes les lois racistes.
Dans les deux cas, ces journées doivent être investies massivement, en exigeant des directions du mouvement ouvrier qu’elles construisent la mobilisation dans la rue, mais aussi être pensées comme des moments dans la préparation d’une riposte unitaire aux attaques du gouvernement. Une riposte qui ne pourra peser que par les méthodes du mouvement ouvrier, et en s’exprimant massivement dans la rue.




