Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Vérité et justice pour El Hacen Diarra : la lutte continue (14/02)
- Quand Londres était dirigée par "Ken le rouge" (14/02)
- L’Amérique latine abandonne-t-elle Cuba, étranglée par l’embargo ? (14/02)
- Une vie de serveur (14/02)
- Venezuela: Entretien avec Thierry Deronne (revue Positions) (14/02)
- "L’écologie dominante est hors des mondes populaires" (13/02)
- "Nous pouvons dépasser le modèle capitaliste et sauver le climat" – Jason Hickel et Yanis Varoufakis (13/02)
- "Le bloc bourgeois ne tient jamais ses promesses" – Entretien avec Stefano Palombarini (12/02)
- Un mois de grèves et de luttes : Janvier 2026 (12/02)
- Écrans: la guerre contre le scroll est déclarée (12/02)
- Brochure de LFI : "Comment faire ?" (11/02)
- Retour sur la révolution bolivarienne au Venezuela (10/02)
- Maduro est-il un dictateur ? Chronique d’une prise d’otage médiatique (10/02)
- Le 7 octobre par les faits (10/02)
- Logement, écologie, transports, démocratie : Sophia Chikirou répond cash (10/02)
- Cédric Durand et Razmig Keucheyan: "La rupture de l’atlantisme rend visible un triple échec de l’Europe" (08/02)
- Tout savoir sur le Nouveau Paris Populaire, avec Sophia Chikirou (08/02)
- Hypocrisie collective, faux-semblants : "La société est au bord de la crise de nerfs !" (08/02)
- Pour affronter Amazon, il faut comprendre son fonctionnement et inventer de nouvelles stratégies (08/02)
- En finir avec l’écologie : décatégoriser pour clarifier (08/02)
- L’écocide capitaliste. Un extrait du dernier livre d’Alain Bihr (08/02)
- Capitalisme et Big Tech. Pour une critique de l’hypothèse « techno-féodale » (08/02)
- Le parti socialiste d’Evry soutient l’insoumise Farida Amrani, mais la direction du PS ne l’accepte pas (08/02)
- OPÉRATION "LYCÉE DÉSERT" au lycée Monod à Noisy-le-sec (05/02)
- Les petits patrons peuvent-ils être des camarades ? (02/02)
Liens
Espagne: la droite veut expulser les coopératives agricoles de Marinaleda
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
En Andalousie, dans la municipalité de Marinaleda, connue sous le nom de "Cuba andalouse", le modèle coopératif est menacé par la droite au pouvoir dans la région.
La Junta de Andalucía (exécutif régional) veut privatiser 1200 hectares de terres agricoles occupées légalement par des coopératives paysannes au profit d'un fonds spéculatif.
Article et traduction Nico Maury

Les 1200 hectares de la ferme coopérative El Humoso, terres achetées en 1990 par la Junta de Andalucía au Duc de l'Infantado après une intense lutte paysanne, pourraient être vendues à un fonds spéculatif.
En 1990, après une mobilisation paysanne victorieuse contre le Duc de l'Infantado, ces terres sont mises en concession au profit d'une coopérative paysanne qui va devenir le centre de l'économie de Marinaleda, et qui va générer entre 500 et 700 emplois dans une ville d'environ 2500 habitants.
La lutte menée par les habitants de Marinaleda pour accéder à ces terres est aujourd'hui la preuve que l'auto-organisation de la classe ouvrière en coopératives socialistes est possible et même rentable. Une utopie socialiste devenue réalité qui fait maintenant face à un jugement du Tribunal Supérieur de Justice d'Andalousie (TSJA) qui donne raison à la Junta de Andalucía, pour expulser et mettre en vente les terres qui fournissent du travail à la municipalité.
Izquierda unida a exprimé sa réelle préoccupation face à cette situation. La vente de ces terres à un fonds vautour installerait une agriculture extensive et ne se soucie pas de la richesse de la région, des habitants et qui ne cherche qu'à "spolier nos terres pour en retirer les bénéfices". En Andalousie, les coopératives concernent (pour l'année dernière) plus de 30.000 travailleurs, si les terrains publics sont vendus à des fonds vautours, cela mettrait des milliers de familles au chômage et une région embourbée dans la pauvreté.
Pour sa part, le maire communiste de Marinaleda rappelle qu'El Humoso représente "le plus grand triomphe de la classe ouvrière en Andalousie" et que l'intention du gouvernement andalou "est de vendre les 1200 hectares à un fonds d'investissement privé". Il ajoute que "la Junta de Andalucía doit trouver une solution. Nous rappelons que nous ne voulons pas que les terres soient privatisées, nous sommes prêts à négocier l'achat des terres par la Mairie à un prix raisonnable et symbolique" déclare le maire de la ville, Sergio Gómez Reyes.
Pour rappel, les coopératives de de Marinaleda versent à la Junta de Andalucía un loyer annuel de 170.000 euros.




