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Plus de 20 millions de paysans ont manifesté en Inde le 16 février
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
20 millions de paysans manifestent en Inde (editoweb.eu)
À l'appel de la Samyukta Kisan Morcha (SKM), la plate-forme commune des centrales syndicales des agriculteurs d'Inde, et des syndicats ouvriers, plus de 20 millions de paysans et d'ouvriers se sont mobilisés pour un Brandh rural et des grèves sectorielles le 16 février.
Article et traduction Nico Maury

Dans le Jharkhand, le Maharashtra, l'Odisha, le Tamil Nadu, le Bengale occidental, le Kerala, l'Andhra Pradesh, le Telangana, le Karnataka, l'Uttar Pradesh, l'Assam, l'Haryana, le Pendjab et le Gujarat le bandh rural et les grèves industrielles lancées par la Samyukta Kisan Morcha (SKM) ont eu un impact visible sur la vie quotidienne des travailleurs. Les agriculteurs et les ouvriers ont cessé le travail, ils ont fermé leurs magasins, bloqué leurs usines, bloqué les routes, les voies ferrées et les autoroutes.
De meilleurs revenus pour faire face à la faim et aux privations
Ils se mobilisaient pour obtenir une augmentation significative du prix de soutien minimum (MSP), qui permet aux agriculteurs de ne pas vendre à perte leurs productions, une renonciation au prêt unique des banques et du NBFC, l'abolition de la loi modifiant la loi sur l'électricité et la démission du ministre Ajay Mishra en lien avec le massacre de Lakhimpur Kheri.
Les Central Trade Unions (CTU) se sont jointes à l'appel des agriculteurs pour obtenir le retrait d'amendements au Code du travail et pour une augmentation du salaire minimum à 26.000 roupies (290 euros) pour les travailleurs afin de lutter contre l'inflation.
Amarjeet Kaur, Secrétaire générale de la All India Trade Union Congress et membre du parti Communiste d'Inde, explique que la mobilisation est "une grande action de masse. Nous avons organisé des grèves générales, mais la grève d'aujourd'hui a impliqué des travailleurs agricoles, des travailleurs des zones rurales et des travailleurs des zones industrielles urbaines dans des milliers d'endroits à travers le pays. Les syndicats de la fédération de l'électricité ont organisé des manifestations. De même, les travailleurs des secteurs des banques, des assurances, des télécommunications et de la défense ont participé à des manifestations et dirigé des cortèges. Les travailleurs du charbon observent également une participation de 100 %. Toutes les unités de la Société nationale de développement minier étaient en grève totale. La grève dans les ZFE et les ZES a été couronnée de succès avec une participation de 80 %".
La Centre des syndicats indiens (CITU), affiliée au Parti Communiste d'Inde (Marxiste), a qualifié de "sans précédent" le soutien reçu par la mobilisation. Dans un communiqué, elle déclare que "les agriculteurs, les travailleurs agricoles et autres travailleurs ruraux ont arrêté les travaux et ont rejoint les manifestations par milliers. Des manifestations de colère contre la politique antipopulaire du gouvernement Modi et ont appelé à sa défaite pour les élections législatives de 2024".
La répression comme réponse du gouvernement nationaliste
La SKM a envoyé "un appel poli et écrit au Premier ministre indien le 13 février, lui demandant de faire preuve de considération envers les agriculteurs qui subissent des pertes agricoles, la détresse, l'endettement, le chômage, tandis que la faim extrême et les privations progressent chez les agriculteurs".
La SKM souligne que le Premier ministre manifeste sa sympathie envers les entreprises, préférant lancer une répression contre les agriculteurs avec des charges policières, des tirs de gaz lacrymogènes, des menaces et des poursuites judiciaires. Trois agriculteurs de Shambhu, qui ont perdu la vue dans lors de la répression gouvernementale. "Le gouvernement de M. Modi aveugle les agriculteurs pour servir les grands hommes d'affaires et les exploiteurs" condamne la SKM.




