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Sciences Po : Macron et la direction calomnient et menacent les étudiants pro-Palestine, solidarité !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Au lendemain d’une journée d’action en soutien à la Palestine à Sciences Po Paris, une nouvelle campagne mensongère et réactionnaire tente de criminaliser le mouvement universitaire de solidarité.

Ce mardi, se tenait à Sciences Po Paris une action d’occupation d’un amphithéâtre pour la tenue d’une conférence sur la Palestine, un déploiement de drapeaux et banderoles ainsi qu’une minute de silence en hommage aux victimes du génocides à Gaza à l’occasion de la journée de mobilisation universitaire en soutien à la Palestine. Des actions qui ont déclenché une nouvelle polémique réactionnaire, animée par les médias d’extrême-droite et le gouvernement.
Une offensive violente menée par le gouvernement et la direction de Sciences Po
Ces derniers accusent les militant-e-s d’actes antisémites lors de la journée de mobilisation, et notamment d’avoir empêché l’entrée dans l’amphi d’une militante de l’UEJF. Le président de la République Emmanuel Macron, lui-même a dénoncé des propos « inqualifiables et parfaitement intolérables », puis a repris le langage islamophobe classique du « séparatisme » pour qualifier la journée d’action. La ministre des discriminations et de l’égalité hommes-femmes Aurore Bergé s’est jointe à l’offensive en apportant son soutien à l’UEJF sur X, et en reprenant à son compte les accusations d’antisémitisme envers les membres du Comité Palestine.
Des accusations extrêmement graves sur la base desquelles la direction de Sciences Po a indiqué dans un communiqué vouloir sanctionner « avec la plus grande fermeté » tout manquement aux règles de l’établissement. Certain-e-s étudiant-e-s du comité interprètent ces déclarations comme des menaces pouvant préfigurer de potentiels conseils de disciplines ou autres formes de répression administrative, la direction ayant en parallèle annoncé à l’AFP qu’elle allait saisir « la section disciplinaire en vue de sanctionner ces agissements intolérables ». Une offensive importante, relayée largement par les médias réactionnaires, et reprises par des ministres et des figures politiques sur les réseaux sociaux.
Quelques jours après la polémique suite à la venue d’un cortège pro-Israël dénonçant le mouvement féministe dans la manifestation du 8 mars, cette campagne reprend la rhétorique bien connue qui instrumentalise la lutte contre l’antisémitisme pour s’en prendre aux soutiens de la Palestine. Des attaques auxquelles le comité Palestine de Sciences Po a répondu dans un communiqué, dénonçant la campagne mensongère : « Tous les étudiant-e-s, y compris de nombreux-ses étudiant-e-s de l’UEJF, ont été autorisés à rentrer. Ils ont également pu poster des images de l’événement qui a duré quatre heures et qui a permis un dialogue mettant à l’honneur des voix palestiniennes et pro-palestiniennes. Les personnes à qui l’accès a été refusé étaient des individus ayant harcelé et intimidé par le passé d’autres étudiant-e-s quant à leurs positions politiques. »
Un son de cloche évidemment totalement invisibilisé dans les médias, main dans la main avec le gouvernement pour criminaliser les soutiens de la Palestine. A l’avant-garde de cette polémique profondément réactionnaire, on retrouve ainsi CNews, dont les éditorialistes n’ont pas hésité à affirmer que « SciencesPo est devenu le quartier général de toutes les nuisances contemporaines », une « machine wokiste » où exerce une « police de la pensée » pour parler des étudiant-e-s refusant le narratif de l’État d’Israël sur le génocide en cours.
Soutenir la Palestine n’est pas un crime !
Depuis le début du génocide à Gaza par l’armée israélienne, les étudiant-e-s de SciencesPo ont à de nombreuses reprises organisé-e-s la mobilisation en solidarité avec le peuple Palestinien, que ce soit en se réunissant en comités et assemblées générales mais aussi en appelant à des rassemblements, des conférences etc. Parmi leur revendications apparaît centralement la demande d’une condamnation par la direction des actions de l’Etat d’Israël mais surtout la fin des partenariats entre Sciences Po et toutes les entreprises et institutions soutenant la colonisation en Palestine.
Au-delà de la mobilisation à Sciences Po, la journée de mobilisation du 12 mars était appelée par la Coordination Académique contre la colonisation en Palestine (CUCCP), réseau regroupant un certain nombre d’étudiant-e-s et d’enseignant-e-s à l’international. Parmi les nombreuses actions de solidarité ayant eu lieu en France mardi, on peut citer la projection et l’exposition organisée à Paris 1, le rassemblement à Paris Dauphine ou encore l’action contre les partenariats avec des établissements israéliens à Rennes 2. Dans un contexte où une famine meurtrière s’installe à Gaza et où Israël redouble de cruauté depuis le début du Ramadan, cette journée de mobilisation universitaire était ainsi un moment important.
Derrière cette polémique ciblant les étudiant-e-s solidaires avec la Palestine de Sciences Po, c’est justement cette solidarité qui est attaquée, à l’heure où l’État d’Israël est toujours plus décrédibilisé aux yeux des opinions publiques internationales. En cherchant à faire taire toutes les voix anti-impérialistes et opposés à l’État colonial d’Israël, les médias réactionnaires, la direction de Sciences Po et l’Etat français tentent de continuer à défendre leur politique de complicité avec celui-ci. Une grave attaque contre le droit de manifester, face à laquelle il est encore une fois nécessaire de répéter que soutenir la Palestine n’est pas un crime et de faire front.




