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Triple faute des bureaucraties syndicales sur les élections TPE
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Quel est le point commun entre le Syndicat des travailleurs corses (STC), l’Union des syndicats Gilets jaunes (USGJ), ou encore le Syndicat des artistes-interprètes et autres métiers du spectacle (SAMUP) ? Tous, et d’autres (neuf au total selon nos informations), ont fait l’objet d’une attaque judiciaire menée par FO, principalement, mais aussi la CGT (à l’origine du recours contre le SAMUP, au moins), l’UNSA, la CFDT et la CFTC.
Le motif ? Ces syndicats ne seraient pas éligibles aux élections professionnelles dans les très petites entreprises (TPE), malgré l’autorisation accordée à ceux-ci par la Direction générale du Travail de s’y présenter.

LAB, syndicat basque, épargné
L’enjeu est dérisoire : mesurer la représentativité syndicale dans les TPE et distribuer quelques sièges, notamment aux prud’hommes. Le secrétaire général de FO Marcel Santini le reconnaît : il s’agit surtout, pour lui, de « faire respecter le droit »1.
Les recours portaient en gros sur la transparence des comptes et l’organisation des syndicats eux-mêmes, des points techniques. En grattant bien, on trouve aussi des accusations plus gênantes, contre les bretonNEs du SLB, comme celle de ne pas communiquer en français…
La décision, rendue le 24 mai, n’a épargné qu’un seul syndicat : LAB, syndicat basque, pourra se présenter fin 2024, mais Eñaut Aramendi souligne la gravité de l’attaque. Il invoque la convention 87 de l’OIT (Organisation internationale du Travail), qui garantit le droit des travailleurEs de s’organiser comme iels l’entendent. Car en faisant jouer la justice bourgeoise, c’est bien la liberté syndicale que les centrales concernées ont attaquée. Première faute.
Un recours contre l’unité et les droits des travailleurs de nations opprimées
Deuxième faute, et pas des moindres : alors que le gouvernement multiplie les attaques et en annonce de nouvelles particulièrement graves, « on a peut-être autre chose à faire que de se tirer dans les pattes », poursuit E. Aramendi. On ne saurait dire mieux : l’unité dans les luttes sera un élément essentiel dans la bagarre à venir mais comment être unis dans ces conditions ? D’autant que certains des syndicats attaqués ne sont pas mineurs (le STC est la première force syndicale en Corse).
Troisième faute, qui tombe très mal : à l’heure où la Kanaky est en révolte contre la puissance coloniale française, FO, a donc attaqué trois syndicats issus de nations opprimées. Marcel Santini avance dans la presse que ces syndicats, puisqu’ils se réclament de la libération nationale, ne devraient pas se présenter aux élections organisées par et à l’échelle de l’État français2. Visiblement, lutter contre son propre impérialisme, bien français, n’est pas à l’ordre du jour de FO…
Au final, les centrales syndicales auront commis une triple faute politique, qui affaiblit d’autant plus notre camp qu’elles l’ont fait en essayant de régler juridiquement un débat politique et syndical, privant les travailleurs de ce débat et contribuant ainsi à l’affaiblissement de la conscience de classe du mouvement ouvrier, qui n’en a vraiment pas besoin. Plus que jamais nous devons défendre la liberté syndicale, l’unité dans les luttes et porter un internationalisme en actes !
Thibaud Catté




