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Stellantis, au moins deux usines menacées en France
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Depuis 2019, année de la fusion entre Fiat et PSA pour créer Stellantis, restructurations, suppressions d’emploi ont été multipliées pour le plus grand bénéfice des actionnaires.
Au premier rang des profiteurs les familles Agnelli et Peugeot qui se transmettent de génération en génération cet héritage d’usines de voitures. Ces cinq dernières années les actionnaires de Stellantis ont reçu des milliards d’euros en dividendes et rachats d’action. Et cela grâce au travail de centaines de milliers de salariéEs à travers le monde.

Des ventes en baisse mais des profits toujours là
Aujourd’hui, la conjoncture change. Les voitures électriques ne prennent pas le relais des voitures thermiques, dont les ventes baissent en Europe. Dans ce contexte, les ventes totales de Stellantis baissent de 20 % au cours de l’année avec chute brutale aux États-Unis de 42 %. Ce n’est pas pour autant la faillite : la marge opérationnelle passerait de 12,8 % l’année dernière à 6 % environ cette année, preuve que l’exploitation des salariéEs rapportera toujours aux actionnaires.
Les actionnaires sont habitués aux dividendes qui tombent dans leur portefeuille. De vrais « junkies » selon un des prédécesseurs de Tavares chez Fiat, Sergio Marchionne. Comment réagir à des profits qui baissent sinon en s’en prenant à la force de travail et en fermant des usines ?
Dans plusieurs usines, les syndicats sonnent l’alarme
Le syndicat Sud appelle à agir dès maintenant contre la fermeture de l’usine de Poissy et explique que « la direction va tout mettre en œuvre pour nous faire croire que rien n’est encore décidé. Son but est de gagner du temps pour continuer à vider l’usine de ses CDI à moindres frais ».
Le syndicat CGT de l’usine de moteurs de Douvrin a dénoncé le 23 octobre « le pas de plus franchi vers la fermeture du site Stellantis de Douvrin » après l’annonce de l’arrêt définitif de la fabrication du moteur hybride EP transférée en Hongrie.
L’usine Stellantis de La Janais près de Rennes vient d’« annoncer la suppression de près de 250 postes d’intérimaires pour janvier 2025 ». Un seul nouveau modèle est annoncé pour 2024. Sans autre nouveau produit, l’usine pourrait être menacée par la logique actuelle de fermeture de sites.
Le plus probable est que Stellantis veuille concentrer ses activités de production autour de Mulhouse et de Sochaux pour en faire des usines encore plus flexibles où les effectifs seraient dépendants, au mois le mois, des aléas des volumes de production. C’est le cas aujourd’hui des intérimaires que la direction de l’usine de Sochaux recrute, de toutes nationalités de tous continents, sur les marchés de la ville.
Préparer le tous ensemble
Des mouvements, à caractère historique selon les syndicats organisateurs, se préparent en Allemagne contre les plans de Volkswagen et ceux de Fiat Stellantis en Italie. Ils peuvent et doivent aider aux résistances contre les mêmes adversaires ici en France car la lucidité impose de constater qu’en France le niveau des luttes n’est pas à la hauteur des attaques chez Stellantis, chez les équipementiers menacés de fermeture, et chez Renault en cours de démembrement. Le tous ensemble nécessaire ne se décrète pas mais se prépare dès aujourd’hui.
Le président de l’UAW, le syndicat nord-américain de l’automobile qui avait mené la grève de l’automobile l’année dernière, a déclaré au mois de septembre : « Si un ouvrier de l’automobile avait fait un aussi mauvais travail que celui du PDG de Stellantis, Carlos Tavares, il aurait été viré ». Un langage qu’il faut reprendre car l’enrichissement capitaliste est bien la cause des suppressions d’emplois, des fermetures d’usines et de l’enfumage de la planète.
Jean-Claude Vessillier




